ARCHIVÉE — RÉSIDENCE DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL

Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Vol. 144, no 51 — Le 18 décembre 2010

DÉCORATIONS DE LA VAILLANCE MILITAIRE

Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada, selon la recommandation du chef d’état-major de la défense, a décerné les Décorations de la vaillance militaire suivantes :

Médaille de la vaillance militaire

L’ADJUDANT MICHAEL WILLIAM JACKSON, M.V.M., C.D.
Abbotsford (Colombie-Britannique)

LE CAPORAL-CHEF PAUL ALEXANDER MUNROE, M.V.M., C.D.
Stonewall et Swan River (Manitoba)

Au beau milieu d’un combat de trois heures en territoire afghan, le 19 août 2006, le peloton de l’adjudant Jackson et du caporal-chef Munroe a été forcé de battre en retraite sous le feu de l’ennemi. Complètement exposés aux violents assauts ennemis, ces soldats ont mis leur vie en péril pour assurer la protection du personnel qui devait se replier ainsi que celle des véhicules endommagés. Leur héroïsme devant les tirs incessants a permis au peloton de se regrouper pour poursuivre le combat et, par la même occasion, d’empêcher les troupes adverses de s’emparer des vestiges du matériel canadien pour en faire usage.

LE CAPORAL-CHEF JEREMY JOSEPH JAMES LEBLANC, M.V.M.
Halifax (Nouvelle-Écosse)

Le 14 octobre 2006, alors que la section du caporal-chef Leblanc occupait une position en Afghanistan, les insurgés ont lancé une attaque dévastatrice qui a fait plusieurs victimes, dont son commandant. Sans hésiter, le caporal-chef a pris le commandement et a coordonné la riposte de sa section, tout en se portant au secours des blessés. Lui-même atteint, il a continué à diriger le groupe avec détermination malgré les tirs incessants, encourageant ainsi ses soldats à ne pas défaillir face à l’insistance de l’ennemi. Nul doute que son altruisme a permis de sauver la vie de plusieurs de ses confrères d’armes.

Le sous-secrétaire et
vice-chancelier d’armes
EMMANUELLE SAJOUS

[51-1-o]

DÉCORATIONS POUR SERVICE MÉRITOIRE

Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada, selon la recommandation du chef d’état-major de la défense, a décerné les Décorations pour service méritoire (division militaire) suivantes :

Croix du service méritoire (division militaire)

LE SERGENT JOSEPH MARTIN BRINK, C.S.M.
Sylvan Lake (Alberta)

Le 15 janvier 2006, le sergent Brink, commandant de section, a fait preuve d’un leadership exemplaire lorsque son convoi a été la cible d’un véhicule piégé transportant un engin explosif improvisé. Le sergent Brink n’a pas tardé à délimiter un périmètre de sécurité et à transmettre un rapport détaillé de la situation au quartier général de commandement, de sorte que la Force de réaction rapide a pu intervenir sans délai. Ensuite, il a pénétré dans un véhicule renversé, en flammes et chargé de munitions afin de prêter secours à un soldat grièvement blessé qui s’y trouvait coincé. Il y est resté jusqu’à ce que le soldat puisse être retiré en toute sécurité. La conduite du sergent Brink et sa persévérance dans ces pénibles circonstances ont été admirables.

LE BRIGADIER-GÉNÉRAL JOSEPH RENÉ MARCEL GUY LAROCHE, O.M.M., C.S.M., C.D.
Québec (Québec)

À la suite du tremblement de terre en Haïti, le brigadier-général Laroche a modelé et développé un plan d’opération dans un cadre multinational et d’inter-agences, qui s’est rapidement démarqué de celui des autres forces militaires. L’altruisme du brigadier-général Laroche et sa capacité à analyser les enjeux opérationnels, jumelés à une étroite collaboration avec l’ambassadeur du Canada, le premier ministre d’Haïti et les forces en place, ont permis au Canada de se hisser aux premiers rangs des pays qui ont apporté de l’aide humanitaire à la population haïtienne, de janvier à mars 2010.

Médaille du service méritoire (division militaire)

LE MAJOR GEOFFREY ARTHUR ABTHORPE, M.S.M., C.D.
Thunder Bay (Ontario)

Pendant qu’il était en mission en Afghanistan, d’août 2006 à février 2007, le major Abthorpe a joué un rôle déterminant dans le succès des opérations de lutte contre les insurgés dans la province de Kandahar. Grâce à son acuité tactique et à son courage indéfectible au cours d’un combat intensif, la compagnie qu’il commandait a réussi à s’emparer d’une position clé et à l’occuper, et ce, tandis qu’elle se trouvait à l’écart du groupement tactique canadien et faisait toujours face à l’ennemi. Ces avancées indépendantes et audacieuses ont aidé à assurer la sécurité sur les flancs du groupement tactique et permis de lancer une attaque massive qui a fait échec aux troupes hostiles dans la région.

LE CAPORAL-CHEF JOSEPH LEONARD ARSENAULT, M.S.M., C.D.
Antigonish (Nouvelle-Écosse)

LE MAJOR JONATHAN CLAUDE YVON BOUCHARD, M.S.M., C.D.
Montréal (Québec)

LE CAPITAINE JEFFREY MIDDLETON POWELL, M.S.M.
Clinton (Ontario)

LE CAPORAL-CHEF JEFFREY GORDON SPENCE, M.S.M., C.D.
Kamloops (Colombie-Britannique)

Le 19 novembre 2008, l’équipage du Rescue 903, un hélicoptère Cormorant de recherche et sauvetage, a récupéré trois marins en détresse qui se trouvaient sur une barge de dragage alors qu’elle s’enfonçait rapidement dans les eaux, au large de Yarmouth, en Nouvelle-Écosse. L’équipe de sauvetage était formée du commandant de l’aéronef, le capitaine Powell; du copilote, le major Bouchard; du mécanicien de bord, le caporal-chef Arsenault; et du caporal-chef Spence, technicien en recherche et sauvetage à l’entraînement. Affrontant des conditions de givrage dangereuses, dont des vents allant jusqu’à 40 nœuds et des vagues de six mètres, l’aéronef est arrivé sur les lieux avec juste assez de carburant. Dans l’heure qui a suivi, l’équipage a réussi à hisser les trois marins à bord, un par un, avant la tombée de la nuit. Peu après le sauvetage, alors que l’aéronef approchait du rivage, l’équipage a appris que la barge avait coulé. Ce jour-là, trois vies ont pu être sauvées grâce aux efforts extraordinaires de l’équipage, efforts axés sur la mission et effectués en parfaite coordination.

LE COLONEL TONY BATTISTA, M.S.M., C.D.
Montréal (Québec)

De 2006 à 2010, le colonel Battista, en sa qualité d’attaché de défense du Canada en Allemagne, a grandement contribué à la relation du Canada avec ce pays. Il a joué un rôle déterminant dans la préparation des troupes des Forces canadiennes en vue du service en Afghanistan. Il a fait progresser des initiatives canadiennes comme la recherche et l’acquisition de nouvel équipement allemand ainsi que la formation connexe, notamment en ce qui concerne le char Leopard 2. Il a réussi à faire la promotion de la participation allemande à la Force internationale d’assistance à la sécurité et le partenariat avec l’École d’état-major des Forces canadiennes à Kaboul. En outre, la compassion dont il a fait preuve en supervisant les soldats canadiens en convalescence en Allemagne était exemplaire. Durant son mandat, le colonel Battista a été un envoyé extraordinaire qui a fait grand honneur aux Forces canadiennes et au Canada.

LE CAPORAL JOSEPH RUDOLF ÉRIC BEAUCLAIR, M.S.M., C.D.
Trenton (Ontario)

LE CAPITAINE CRAIG WAYNE DESJARDINS, M.B., M.S.M., C.D.
North Bay (Ontario)

LE CAPORAL EMELIE PILON, M.S.M.
Mississauga (Ontario)

À la suite du tremblement de terre dévastateur qui a secoué Haïti, le capitaine Desjardins, le caporal Beauclair et le caporal Pilon ont été dépêchés dans le cadre du déploiement inaugural de l’équipe de recherche et de sauvetage en milieu urbain, de janvier à mars 2010. Ayant pour tâche de localiser les dépouilles canadiennes et étrangères, de les retirer des décombres et de les récupérer, ces trois militaires ont aidé à soulager les souffrances de nombreuses familles grâce à leurs efforts acharnés empreints de compassion. Ils ont été une véritable inspiration pour leur équipe et pour des partenaires internationaux. Malgré les exigences mentales et physiques imposées par cette mission horrible et complexe, leur dévouement n’a pas faibli, faisant ainsi rejaillir l’honneur sur les Forces canadiennes et le Canada.

LE MAÎTRE DE 2e CLASSE BARBARA AGNES BENSON, M.S.M., C.D.
Isle aux Morts (Terre-Neuve-et-Labrador)

De 2007 à 2009, alors qu’elle était affectée à la Naval Ocean Processing Facility à Whidbey Island (États-Unis d’Amérique), le maître de 2e classe Benson a fait preuve d’une efficacité et d’un leadership exceptionnels. Sa compétence et ses talents de mentor ont permis à ses coéquipiers d’accéder à l’excellence. En outre, l’encadrement et la formation qu’elle a offerts aux marins venus de divers pays ont contribué de manière considérable aux réalisations de cette installation. Nul doute que leur incidence favorable se fera sentir pendant longtemps encore.

LE MAJOR TIMOTHY CHARLES BYERS, M.S.M., C.D.
Belleisle Creek (Nouveau-Brunswick)

De mai 2008 à mars 2009, le major Byers a commandé avec professionnalisme, prévoyance et leadership le 4e Groupe de patrouille des Rangers canadiens pendant la planification et la mise en œuvre de l’exercice baptisé WESTERN SPIRIT. Il a notamment dirigé une excursion de 37 jours en motoneige sur un parcours difficile, dans le rude climat arctique, et a ainsi contribué au rayonnement des Rangers canadiens dans plus de 25 collectivités nordiques. Cet exercice fructueux grâce auquel des liens ont été tissés avec les populations canadiennes du Nord du pays a rejailli sur les Forces canadiennes.

LE LIEUTENANT-COLONEL SCOTT NORMAN CLANCY, M.S.M., C.D.
Ottawa (Ontario)

À la suite du tremblement de terre dévastateur qui a secoué Haïti, le lieutenant-colonel Clancy a été envoyé en mission à titre de commandant de la composante aérienne de la Force opérationnelle interarmées en Haïti, de janvier à mars 2010. Optimisant l’emploi de toutes les ressources sous son commandement, il a assuré le transport aérien ininterrompu du personnel et des fournitures essentiels à la réussite des opérations de secours aux sinistrés. Son leadership extraordinaire ainsi que son énergie inépuisable ont permis au Canada et à ses partenaires internationaux d’aider à soulager les souffrances du peuple haïtien et, par le fait même, de consolider la réputation du Canada sur l’échiquier mondial.

L’ADJUDANT-CHEF ROBERT DALY, M.S.M., C.D.
Lincoln (Nouveau-Brunswick)

Par le leadership dont il a fait preuve à la tête d’un groupe diversifié, mais aussi par les conseils éclairés qu’il a prodigués à ses supérieurs comme à ses subalternes, l’adjudant-chef Daly a assuré le succès de la mission de l’élément de soutien national, lequel était chargé d’appuyer les troupes en Afghanistan. Il a prêché par l’exemple en partageant avec les membres de son groupe les risques associés aux patrouilles de logistique de combat, si bien que les services de logistique nécessaires ont pu être offerts aux unités. Ses efforts et sa persévérance ont contribué directement au succès opérationnel des troupes canadiennes et des forces de la coalition entre février et septembre 2008.

L’ADJUDANT-CHEF PATRICK JOSEPH EARLES, M.S.M., C.D.
Mount Pearl (Terre-Neuve-et-Labrador)

De janvier à août 2006, l’adjudant-chef Earles était affecté en Afghanistan comme sergent-major régimentaire au sein de l’élément de soutien national, l’unité logistique chargée d’appuyer les Forces canadiennes en théâtre. Le courage et les qualités de chef de cet homme infatigable ont rehaussé le moral et la confiance des membres de l’unité et les ont poussés à persévérer pendant cette mission remplie d’embûches. Que ce soit en prodiguant des conseils avisés à son commandant ou en assumant les mêmes risques que ses confrères d’armes, l’adjudant-chef Earles a fait preuve d’un leadership et d’un dévouement qui ont permis la prestation d’un soutien logistique dans les différentes régions de l’Afghanistan.

LE PREMIER MAÎTRE DE 1re CLASSE JOCELYN JOSEPH RENÉ FRÉCHETTE, M.S.M., C.D.
Sainte-Foy (Québec)

De janvier à mars 2010, le ferme commandement du premier maître de 1re classe Fréchette a permis à l’équipage du Navire canadien de Sa Majesté Athabaskan d’offrir un soutien exceptionnel à la suite du séisme dévastateur en Haïti. Les rapports que le premier maître de 1re classe a entretenus avec les organisations non gouvernementales, les dirigeants communautaires et les unités militaires ont permis de procurer de l’aide dans les endroits les plus affectés. Ses efforts ont également permis de maximiser l’utilisation des ressources du navire afin d’accomplir des projets d’aide humanitaire qui ont fait une véritable différence dans la région.

LE COLONEL J. J. MARTIN GIRARD, M.S.M., C.D.
Gatineau (Québec)

Le colonel Girard était affecté en Haïti à titre de commandant de la Force opérationnelle à Port-au-Prince de juillet 2008 à août 2009. En tant que chef d’état-major du commandant de la force des Nations Unies, fonction de haut rang, il a établi, avec d’importants acteurs, des relations qui ont facilité les opérations de la mission internationale de stabilisation. Il a coordonné avec brio l’action de 7 000 soldats de divers pays et a entretenu des rapports avec des organismes d’aide internationaux, ce qui a donné lieu à une opération de secours bien orchestrée à la suite de l’ouragan qui a dévasté Haïti, a joué un rôle prépondérant à l’appui des élections sénatoriales et a mené à la mise sur pied d’une force d’intervention rapide qui a eu tôt fait d’endiguer les émeutes dans le pays.

LE COMMODORE RICHARD WESTON GREENWOOD, O.M.M., M.S.M., C.D.
Powell River (Colombie-Britannique)

Le commodore Greenwood, directeur général de la Gestion du programme d’équipement maritime de 2006 à 2010, a fait preuve d’un leadership exemplaire, d’un travail acharné et d’esprit visionnaire pendant son mandat. La mise en œuvre du projet de modernisation des navires de la classe Halifax, le système de maniement et de mise en œuvre des armes des sous-marins de la classe Victoria, et le projet des navires de la classe Orca pour remplacer la flotte de navires-écoles de la Marine, tout cela illustre les formidables contributions du commodore Greenwood à la capacité maritime du Canada. Grâce à ses efforts, la flotte continuera de pouvoir réagir efficacement face aux défis à venir.

LE SERGENT RENAY MARIE GROVES, M.S.M., C.D.
St. John’s (Terre-Neuve-et-Labrador)

Le sergent Groves est l’artisane de trois projets, dont elle est aussi la force vive : la campagne « Messages des Canadiens », les journaux de tournée et les albums souvenirs. Grâce à son travail, des messages ont été envoyés aux soldats en poste à l’étranger, l’expérience vécue en Afghanistan par les militaires a pu être documentée et un album souvenir personnalisé a été monté et remis à la famille de chacun des soldats morts au combat. Le sergent Groves a ainsi contribué activement au bien-être des membres des Forces canadiennes et de leurs familles et a su recueillir un solide appui auprès de la population canadienne, d’un océan à l’autre.

L’ADJUDANT-MAÎTRE JOHN WILLIAM HOOYER, M.S.M., C.D.
Brantford (Ontario)

Dès ses six premières semaines en Afghanistan, la compagnie de l’adjudant-maître Hooyer s’est retrouvée presque quotidiennement sous le feu de mortiers ennemis qui ont fait de nombreuses victimes. Le leadership remarquable dont l’adjudant-maître a alors fait preuve en tant que sergent-major de compagnie a aidé ses soldats à concentrer leur énergie sur leur mission tout au long de cette période difficile, mais également lors d’une vaste offensive menée par l’OTAN. L’adjudant-maître Hooyer a soutenu de manière exceptionnelle son commandant lors des combats intensifs, ce qui a été crucial au succès remporté par la compagnie Alpha entre août 2006 et février 2007.

LE LIEUTENANT-COLONEL JAMES ANDREW IRVINE, M.S.M., C.D.
Belleville (Ontario)

De mai à juin 2009, le lieutenant-colonel Irvine a dirigé le déploiement d’un avion patrouilleur à long rayon d’action lors de missions de cartographie aérienne à l’appui des opérations canadiennes en Afghanistan. Le leadership exemplaire dont il a fait preuve devant de sérieux problèmes techniques et logistiques a permis à la mission d’atteindre un niveau de réussite supérieur à ce qui avait été prévu à l’origine. Les produits d’imagerie et de cartographie qui en ont résulté ont donné aux forces terrestres canadiennes et alliées un avantage tactique sur l’ennemi et ont doté des agences gouvernementales d’outils puissants pour évaluer l’infrastructure et d’autres éléments essentiels qui se trouvaient au sol.

L’ADJUDANT-CHEF MICHAEL RAYMOND LACHARITE, M.S.M., C.D.
Edmonton (Alberta)

L’adjudant-chef Lacharite était en sol afghan, à titre de sergent-major régimentaire de l’Équipe provinciale de reconstruction de Kandahar, de février 2008 à février 2009. Ses conseils judicieux ont permis aux organismes civils de bénéficier d’un soutien militaire et de mieux comprendre la mission et la culture des forces armées, ainsi que ce qu’elles sont en mesure de faire. Influence stabilisatrice au Camp Nathan Smith, l’adjudant-chef Lacharite est parvenu à constituer une équipe civilo-militaire efficace dont l’action a fait progresser la bonne gouvernance et le développement dans la région.

LE COLONEL JEAN-MARC LANTHIER, C.S.M., M.S.M., C.D.
Québec (Québec)

À la suite du tremblement de terre dévastateur, le colonel Lanthier a été envoyé en mission comme commandant adjoint de la Force opérationnelle interarmées Haïti, à Port-au-Prince, de janvier à mars 2010. À ce titre, il a été le coordonnateur de tous les efforts tactiques et opérationnels de la Force. Son expérience, son engagement personnel et sa capacité manifeste à œuvrer dans un environnement atypique ont grandement contribué à l’enviable réputation des Forces canadiennes et du Canada.

LE CAPITAINE TYLER LAVIGNE, M.S.M.
Bathurst (Nouveau-Brunswick)

En tant qu’officier de gestion de l’information, de novembre 2008 à avril 2009, le capitaine Lavigne a appuyé l’établissement simultané de l’Escadre aérienne de la Force opérationnelle interarmées en Afghanistan, de la Force d’hélicoptères du Canada en Afghanistan et d’un détachement canadien de véhicules aériens sans pilote. Grâce à son ingéniosité et à son aptitude à jongler avec des priorités concurrentes, il est parvenu à implanter de multiples systèmes de commandement et de contrôle dans un milieu austère. Le leadership et le professionnalisme du capitaine Lavigne ont assuré aux unités le soutien qui leur était nécessaire, en matière de communications, pour pouvoir déclencher promptement leurs opérations de vol.

LE CAPORAL DERICK R. LEWIS, M.S.M.
Kentville (Nouvelle-Écosse)

Le 3 septembre 2006, alors que la compagnie du caporal Lewis traversait la rivière Arghandab, en Afghanistan, elle a été la proie d’une attaque menée depuis un poste défendu. L’attaque a rapidement fait plusieurs victimes. Lui-même blessé, il a aidé à évaluer, à traiter et à évacuer d’autres victimes, au beau milieu des échanges de tirs, jusqu’à ce que ses propres blessures l’en empêchent. Manifestant une persévérance et un sens du devoir exemplaires, le caporal Lewis a persisté malgré son état et a ainsi contribué à sauver la vie de ses confrères d’armes.

LE MAJOR MARTIN ANDRE LIPCSEY, M.S.M., C.D.
Ottawa (Ontario)

Au cours d’une vaste offensive terrestre lancée par l’OTAN, le major Lipcsey a joué un rôle central lors de la planification et de l’exécution d’opérations complexes menées en Afghanistan par la brigade et le groupement tactique, entre août 2006 et février 2007. Sa perspicacité tactique, ses qualités de soldat et son leadership au combat ont été porteurs de réussite tout au long d’affrontements des plus intenses. Le sens du commandement et le professionnalisme du major Lipcsey ont contribué sans conteste au succès des opérations du groupement tactique, en plus de mettre en relief l’efficacité des troupes canadiennes au combat.

LE CAPITAINE STEVEN E. LUCE, M.S.M. (UNITED STATES NAVY)
Las Vegas, Nevada (États-Unis d’Amérique)

De 2006 à 2009, le capitaine Luce a fait preuve d’un professionnalisme et d’un esprit d’initiative exemplaires dans l’exercice de ses fonctions à titre d’attaché naval des États-Unis au Canada. Par sa contribution à divers programmes et projets des Forces canadiennes — en particulier le programme de sous-marins canadiens, le projet de navire de soutien interarmées et le projet de navire de patrouille extracôtier/de l’Arctique —, il a fait un apport inestimable aux opérations navales du Canada et a resserré de beaucoup la coopération et les relations entre le Canada et les États-Unis.

LE MAJOR JOSEPH GILBERT LÉON MCCAULEY, M.S.M., C.D.
Sherbrooke et Gatineau (Québec)

Le major McCauley a été envoyé en mission à bref préavis à l’aérodrome de Kandahar, en juin 2008, en raison d’une série d’incidents qui ont lourdement miné la capacité de surveillance aérienne du Canada en Afghanistan. Pendant qu’il était provisoirement aux commandes du détachement de véhicules aériens sans pilote, il a renforcé l’unité et a instauré les conditions nécessaires à sa viabilité. Plus tard, lorsqu’il en a assumé le commandement intégral, il a veillé à ce que l’unité continue d’offrir un soutien exceptionnel à la Force opérationnelle, jusqu’en septembre 2008. Grâce à son leadership et à ses connaissances techniques hors du commun, le major McCauley a assuré la communication aux Forces canadiennes en Afghanistan de renseignements névralgiques et d’informations issues de la surveillance.

LE CAPITAINE DE VAISSEAU ARTHUR GERARD MCDONALD, M.S.M., C.D.
New Waterford (Nouvelle-Écosse)

Le capitaine de vaisseau McDonald a été envoyé en mission à titre de commandant de la composante maritime de la Force opérationnelle interarmées en Haïti, de janvier à mars 2010. Sa profonde compréhension du déroulement des opérations terrestres interarmées, dans le contexte de l’aide humanitaire et de la récupération, a été à la source du large succès des opérations maritimes et terrestres menées par les Navires canadiens de Sa Majesté Halifax et Athabaskan. Cette compréhension, conjuguée à son leadership dynamique, a permis d’effectuer la livraison des fournitures nécessaires et le transport de la main-d’œuvre ainsi que d’assurer la sécurité dans des endroits ravagés. Ses actes décisifs ont eu un effet positif immédiat et durable sur la zone sinistrée, contribuant ainsi grandement à la réputation internationale du Canada.

LE COLONEL MICHAEL MCLEAN, O.M.M., M.S.M., C.D.
Summerside (Île-du-Prince-Édouard) et Ottawa (Ontario)

En tant que directeur de Protocole et liaison avec l’étranger, le colonel McLean a été la force motrice du renouveau du programme Attachés des Forces canadiennes, un rouage essentiel de la représentation diplomatique à l’étranger. Grâce à son formidable travail et à son esprit d’initiative, il a établi le cadre nécessaire à la mise en œuvre de changements d’orientation qui ont non seulement aidé les Forces canadiennes à rallier l’appui de nombreux partenaires du programme, mais qui ont également rehaussé la valeur du programme pour les générations à venir. Le colonel McLean est loué pour sa contribution exceptionnelle au programme des attachés.

L’ADJUDANT-CHEF MARK HENRY MILLER, M.M.M., M.S.M., C.D.
Minto (Nouveau-Brunswick)

De décembre 2006 à février 2007, l’adjudant-chef Miller a accepté de remplacer le sergent-major régimentaire du groupement tactique, tombé au combat. Envoyé en Afghanistan à court préavis et sans avoir pu tirer pleinement parti de la formation préalable, il s’est retrouvé du jour au lendemain au milieu d’un combat ardent. Au cours de l’affrontement et des opérations qui ont suivi, ses qualités de chef sur la ligne de front ont maintenu la combativité du groupement tactique. Le fait que l’adjudant-chef Miller ait vite su assumer ses responsabilités, avec tact, et se tailler une place a permis à l’unité de demeurer efficace sur le plan opérationnel.

L’ADJUDANT-MAÎTRE ROBERT JOSEPH MONTAGUE, M.M.M., M.S.M., C.D.
Deep River (Ontario)

D’août 2006 à février 2007, l’adjudant-maître Montague, qui était sergent-major d’une batterie d’artillerie, a contribué au succès de la Force opérationnelle interarmées en Afghanistan. De multiples situations éprouvantes ont pu être gérées de main de maître grâce à ses qualités de chef, entre autres lorsqu’il a fallu récupérer, sous le feu de l’ennemi, un véhicule emprisonné ou encore coordonner le lancement de milliers de projectiles par les artilleurs et canonniers du Canada et de la coalition. Son apport a été un facteur fondamental de la défaite de l’ennemi lors d’opérations majeures menées par le Canada ou par l’OTAN.

LE MAJOR STEVEN JOHN VINCENT NOLAN, M.S.M., C.D.
Whitby et Scarborough (Ontario)

De septembre 2008 à avril 2009, le major Nolan était affecté en Afghanistan à titre de mentor du commandant d’un bataillon d’infanterie de l’Armée nationale afghane. Au cours de multiples opérations de combat, il a été appelé à conseiller son homologue afghan sur la ligne de front; ce dernier a ainsi pu réussir sa mission, sous le feu ennemi, malgré le climat de confusion. Que les opérations aient été menées de manière indépendante ou avec les unités de la coalition, l’encadrement qu’il a prodigué s’est traduit par l’élaboration de plans opérationnels judicieux et de plans d’attaque fructueux. Le major Nolan a fait preuve d’un leadership et d’un professionnalisme exceptionnels qui ont déterminé le succès des opérations du bataillon afghan.

LE LIEUTENANT-COLONEL CHRISTOPHER KENNETH PENNY, M.S.M.
Toronto (Ontario)

C’est en 2007 que le lieutenant-colonel Penny est devenu membre et conseiller juridique militaire de la délégation canadienne qui a négocié la Convention sur les armes à sous-munitions. Il a joué un rôle principal et essentiel dans l’élaboration et l’inclusion dans la Convention d’une disposition protégeant l’interopérabilité entre les États membres et les États non membres. Le leadership du lieutenant-colonel Penny a grandement contribué à l’amélioration de la capacité du Canada à mener et à commander des futures opérations militaires combinées avec les États non membres, qui sont aussi des alliés importants.

LE CAPORAL CURTIS J. STEPHENS, M.S.M.
Victoria (Colombie-Britannique)

Le 16 mai 2008, la patrouille du caporal Stephens a été la cible d’un attentat suicide dans le district de Zhari, en Afghanistan. Comme son sergent était parmi les blessés, le caporal Stephens a pris le commandement de la section, qu’il a su mener à la victoire lors d’un affrontement après lequel la section a pu regagner son poste. Six jours plus tard, tandis qu’il était toujours à la tête de la patrouille, son habileté tactique et sa présence aux commandes ont joué un rôle clé lors d’un nouvel affrontement avec les insurgés. Dépassant largement les attentes associées à son rang, le caporal Stephens a fait preuve d’un leadership exemplaire au combat, qui a motivé ses troupes et assuré ainsi leur succès opérationnel.

LE LIEUTENANT-COLONEL DUART PAUL TOWNSEND, M.S.M., C.D.
Toronto (Ontario)

En tant que directeur de projet, le lieutenant-colonel Townsend a dirigé l’équipe chargée de mettre en service la capacité provisoire de transport aérien moyen à l’appui des opérations en Afghanistan. Le projet avait pour but de réduire les mouvements au sol et le risque inhérent d’embuscade. Leader proactif animé d’une détermination sans égal, il a surmonté de multiples obstacles et des difficultés imprévues, et permis ainsi aux Forces canadiennes de prendre livraison en temps utile des hélicoptères Chinook.

LE CAPITAINE DE VAISSEAU THOMAS CHARLES TULLOCH, M.S.M., C.D.
Peterborough (Ontario)

Le 5 février 2010, alors qu’il était en déploiement en mer, le capitaine de vaisseau Tulloch agissait à titre de commandant par intérim du 1er Groupe de la Force navale permanente de réaction de l’OTAN, en l’absence de son commandant propre. En milieu d’avant-midi, il a appris que le navire marchand Ariella, battant pavillon d’Antigua-et-Barbuda, avait été abordé par des pirates. Gêné par des problèmes de communication et dans l’impossibilité d’entrer en contact avec son commandant, il est immédiatement intervenu et a dirigé la coalition multinationale de navires et d’hélicoptères pour venir au secours du navire. Sous le leadership du capitaine de vaisseau Tulloch, le 1er Groupe de la Force navale permanente de réaction a pu combattre et appréhender le navire pirate sans qu’il y ait de blessés ou de morts, faisant ainsi rejaillir l’honneur sur l’OTAN et le Canada.

LE COLONEL JEAN-MICHEL DÉSIRÉ VERNEY, M.S.M. (L’ARMÉE FRANÇAISE)
Paris, France

Le colonel Verney a fait preuve d’un dévouement et d’un professionnalisme exceptionnels à titre d’attaché de défense auprès de l’ambassade de France à Ottawa, de 2006 à 2010. Le Canada a bénéficié des connaissances et de la vaste expérience du colonel Verney, et la coopération militaire franco-canadienne s’en est trouvée renforcée. En organisant une vaste gamme de projets éducatifs pour de nombreux étudiants canadiens ainsi que des activités commémoratives pour les militaires canadiens d’hier et d’aujourd’hui, il a indéniablement contribué au resserrement des liens d’amitié entre la France et le Canada.

LE CAPITAINE CONNIE NOREEN WATSON, M.S.M., C.D.
Winnipeg (Manitoba)

À la suite du tremblement de terre dévastateur qui a secoué Haïti en 2010, le capitaine Watson a été dépêchée à titre d’infirmière militaire, de janvier à mars de cette même année. Elle a assuré la coordination avec l’ambassade canadienne, les professionnels de la santé et d’autres intervenants clés, de sorte que les victimes du tremblement de terre ont bénéficié d’un traitement médical rigoureux, et ce, malgré le fait qu’elle n’avait à sa disposition que l’équipement médical de base et ne profitait d’aucun abri normal. Sa détermination inébranlable, son expertise médicale, son leadership et son professionnalisme ont joué un rôle crucial dans l’évacuation rapide et réussie de plus de 4 000 Canadiens, dont certains souffraient de blessures ou de maladies constituant un danger de mort. Ses efforts ont fait rejaillir un grand honneur sur les Forces canadiennes et le Canada.

LE SERGENT CHRISTOPHER STUART WHALEN, M.S.M., C.D.
St. John’s (Terre-Neuve-et-Labrador)

De juillet 2006 jusqu’au 31 janvier 2010, le sergent Whalen a fait preuve de leadership et de dévouement en qualité de commandant de la cellule de soin des soldats blessés du 2e Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry. Ayant lui-même subi des blessures, il a su plaider en faveur des droits des blessés et faire valoir les besoins médicaux des soldats. Il a par ailleurs apporté une précieuse contribution à de nombreux groupes consultatifs nationaux chargés de la question. Les efforts déployés par le sergent Whalen font grand honneur aux Forces canadiennes.

Le sous-secrétaire et
vice-chancelier d’armes
EMMANUELLE SAJOUS

[51-1-o]