Règlement modifiant le Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments : DORS/2023-274

La Gazette du Canada, Partie II, volume 157, numéro 26

Enregistrement
DORS/2023-274 Le 8 dĂ©cembre 2023

LOI DE 2001 SUR LA MARINE MARCHANDE DU CANADA

C.P. 2023-1227 Le 8 dĂ©cembre 2023

Sur recommandation du ministre des Transports, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments, ci-après, en vertu du paragraphe 136(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada rĂ©fĂ©rence b.

Règlement modifiant le Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments

Modifications

1 (1) Le paragraphe 2(4) du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments rĂ©fĂ©rence 1 est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Le paragraphe 2(6) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

2 L’alinĂ©a 3(1)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

3 Le passage de l’article 4 du Règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

4 L’alinĂ©a 5a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

5 (1) Le paragraphe 6(1) du mĂŞme Règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) L’alinĂ©a 6(2)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

6 Les articles 8 et 9 du mĂŞme règlement sont abrogĂ©s.

7 Le paragraphe 11(3) de la version anglaise du mĂŞme Règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

8 (1) Le passage des articles 16 et 17 du tableau de l’article 16 du mĂŞme règlement figurant dans la colonne 1 est remplacĂ© par ce qui suit :
Article

Colonne 1

Personnes ou catégories de personnes

16 Personne employée comme agent de la paix communautaire par le ministère des Services correctionnels, des Services de police et de la Sécurité publique de la Saskatchewan et nommée à titre d’agent de police spécial en vertu de la loi de la Saskatchewan intitulée The Police Act, 1990, S.S. 1990-91, ch. P-15.01
17 Personne employée comme agent de conservation par le ministère des Services correctionnels, des Services de police et de la Sécurité publique de la Saskatchewan et nommée à titre d’agent de police spécial en vertu de la loi de la Saskatchewan intitulée The Police Act, 1990, S.S. 1990-91, ch. P-15.01
(2) Le passage de l’article 18 du tableau de l’article 16 de la version française du mĂŞme règlement figurant dans la colonne 1 est remplacĂ© par ce qui suit :
Article

Colonne 1

Personnes ou catégories de personnes

18 Constable spĂ©cial ou inspecteur municipal des entitĂ©s suivantes au QuĂ©bec : municipalitĂ© d’Austin, municipalitĂ© d’Ayer’s Cliff, canton de Potton, canton de Stanstead, canton de Hatley, municipalitĂ© de Hatley, ville de Magog, municipalitĂ© rĂ©gionale de comtĂ© de MemphrĂ©magog, municipalitĂ© du village de North Hatley, municipalitĂ© d’Ogden, municipalitĂ© de Sainte-Catherine-de-Hatley, municipalitĂ© d’Adstock, municipalitĂ© de Lambton, municipalitĂ© de Saint-Romain, municipalitĂ© de Saint-Joseph-de-Coleraine, municipalitĂ© de Sainte-Praxède, municipalitĂ© de Stornoway, ville de Lac-Brome, municipalitĂ© de Saint-Ferdinand, municipalitĂ© de Saint-Adolphe-d’Howard, ville d’EstĂ©rel, ville de Sainte-Agathe-des-Monts, municipalitĂ© du canton d’Orford, municipalitĂ© de Saint-Hippolyte, municipalitĂ© d’Ivry-sur-le-Lac et municipalitĂ© de Lac-Simon
(3) Le tableau de l’article 16 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 28, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Personnes ou catégories de personnes

Colonne 2

Lieu géographique

29 Agent de l’autorité nommé en vertu de la Loi maritime du Canada et employé par l’Administration portuaire de Windsor Le port de Windsor
9 Le passage de l’article 16, sous l’intertitre « RĂ©gion du nord-est Â», de la partie 1 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement figurant dans la colonne 1 est remplacĂ© par ce qui suit :
Article

Colonne 1

Nom indiqué dans le Répertoire géographique du Canada ou description

16 La partie du lac Wabamun qui constitue une zone de 100 m Ă  partir de la section de la rive qui est dĂ©signĂ©e par des bouĂ©es et des pancartes comme Ă©tant la plage et la zone de baignade du parc provincial du lac Wabamun
10 Le passage de l’article 4 de la partie 2 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement figurant dans les colonnes 1 et 3 est remplacĂ© par ce qui suit :
Article

Colonne 1

Nom indiqué dans le Répertoire géographique du Canada ou description

Colonne 3

Coordonnées géographiques (système de référence du Répertoire géographique du Canada)

4 La partie du havre Big Tub Ă  Tobermory, situĂ©e Ă  l’ouest de la ligne reliant un point situĂ© par 45°15′23,4″ 81°40′44,8″ et un point situĂ© par 45°15′19,7″ 81°40′42,4″ 45°15′23,21″ 81°40′36,52″
11 Le passage des articles 5 et 6 de la partie 2 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement figurant dans la colonne 3 est remplacĂ© par ce qui suit :
Article

Colonne 3

Coordonnées géographiques (système de référence du Répertoire géographique du Canada)

5 45°15′23,21″ 81°40′36,52″
6 45°15′23,21″ 81°40′36,52″
12 La partie 6 de l’annexe 2 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 39, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Nom indiqué dans le Répertoire toponymique du Québec ou description

Colonne 2

Nom local

Colonne 3

Coordonnées géographiques (système de référence du Répertoire toponymique du Québec)

40 La partie de la rivière Richelieu entre l’île Jeannotte situĂ©e par 45°38′51,3″ 73°12′07″ et l’île aux Cerfs situĂ©e par 45°38′43,7″ 73°12′06,3″ Rivière Richelieu 45°42′43″ 73°11′28″

13 Le titre de l’annexe 4 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Eaux dans lesquelles les bâtiments à propulsion mécanique ou à propulsion électrique sont assujettis à une puissance motrice maximale

14 La partie 2 de l’annexe 6 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, sous l’intertitre « RĂ©gion de la baie Georgienne Â», après l’article 28, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Nom indiqué dans le Répertoire géographique du Canada ou description

Colonne 2

Endroit précis

Colonne 3

Coordonnées géographiques (système de référence du Répertoire géographique du Canada)

Colonne 4

Vitesse maximale sur le fond (km/h)

29 La partie du havre Big Tub, Ă  Tobermory, qui va de la rive Ă  une ligne reliant un point situĂ© aux coordonnĂ©es 45°15′29″ 81°40′21″ et un point situĂ© aux coordonnĂ©es 45°15′29″ 81°40′02″, sauf les eaux dĂ©crites aux articles 4, 5 et 6 de la partie 2 de l’annexe 1   45°15′23,21″ 81°40′36,52″ 10
15 Le passage de l’article 258 de la partie 3 de l’annexe 6 du mĂŞme règlement figurant dans la colonne 1 est remplacĂ© par ce qui suit :
Article

Colonne 1

Nom indiqué dans le Répertoire toponymique du Québec ou description

258 Lac Bleu, Ă  20 m ou moins de la rive, sauf Ă  l’endroit oĂą les bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique et les bâtiments Ă  propulsion Ă©lectrique dont la puissance maximale cumulĂ©e est supĂ©rieure Ă  7,5 kW sont interdits par l’article 252 de la partie 5 de l’annexe 3 (voir note 4)
16 La partie 3 de l’annexe 6 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 339, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Nom indiqué dans le Répertoire toponymique du Québec ou description

Colonne 2

Nom local

Colonne 3

Coordonnées géographiques (système de référence du Répertoire toponymique du Québec)

Colonne 4

Vitesse maximale sur le fond (km/h)

340 La partie de la rivière Saint-Maurice situĂ©e entre une ligne reliant le point situĂ© par 46°22′13,51″ 72°34′39,44″ au point situĂ© par 46°22′07,51″ 72°34′44,60″ et une ligne reliant le point situĂ© par 46°22′05,20″ 72°33′26,81″ au point situĂ© par 46°21′55,38″ 72°33′27,93″ Rivière Saint-Maurice 46°20′58″ 72°31′44″ 10
341 La partie de la rivière Saint-Maurice situĂ©e entre une ligne reliant le point situĂ© par 46°22′05,20″ 72°33′26,81″ au point situĂ© par 46°21′55,38″ 72°33′27,93″ et une ligne commençant au point situĂ© par 46°21′34,05″ 72°30′24,82″, allant jusqu’à un point situĂ© par 46°21′23,32″ 72°30′24,24″, puis jusqu’à un point situĂ© par 46°20′50,87″ 72°31′50,70″, sauf lĂ  oĂą s’applique la limite de vitesse prĂ©vue Ă  l’article 342 et lĂ  oĂą s’applique l’interdiction dĂ©crite Ă  l’article 8 de la partie 6 de l’annexe 1 Rivière Saint-Maurice 46°20′58″ 72°31′44″ 5
342 La partie de la rivière Saint-Maurice situĂ©e au sud de l’île Saint-Christophe entre une ligne reliant le point situĂ© par 46°21′57,01″ 72°32′48,81″ au point situĂ© par 46°21′47,88″ 72°32′56,34″ et une ligne reliant le point situĂ© par 46°21′32,88″ 72°32′08,44″ et le point situĂ© par 46°21′23,83″ 72°32′20,05″ Rivière Saint-Maurice 46°20′58″ 72°31′44″ 10
343 Ă€ 60 m ou moins de la rive du lac Duhamel Lac Duhamel 46°08′31″ 74°38′16″ 10
344 Lac Duhamel, Ă  l’extĂ©rieur de la zone indiquĂ©e Ă  l’article 343 Lac Duhamel 46°08′31″ 74°38′16″ 30
345 Ă€ 50 m ou moins de la rive de la rivière Richelieu, entre les points situĂ©s par 45°49′43,7″ 73°08′27,5″ et 45°37′40,3″ 73°11′06,5″ Rivière Richelieu 45°42′43″ 73°11′28″ 10
346 La partie de la rivière Richelieu depuis le camping Bellevue, aux coordonnĂ©es 45°38′01,8″ 73°11′17,4″, jusqu’au Groupe Thomas Marine, aux coordonnĂ©es 45°39′36,6″ 73°11′49,2″ Rivière Richelieu 45°42′43″ 73°11′28″ 10
347 La partie de la rivière Richelieu depuis l’Auberge Handfield, aux coordonnĂ©es 45°40′20″ 73°11′31,1″ jusqu’au bac Ă  câble de Saint-Charles, aux coordonnĂ©es 45°41′38″ 73°11′22,5″ Rivière Richelieu 45°42′43″ 73°11′28″ 10
348 La partie de la rivière Richelieu depuis 500 m en amont de la prise d’eau de la RĂ©gie de l’aqueduc intermunicipale du Bas-Richelieu, aux coordonnĂ©es 45°46′17,1″ 73°10′35,3″, jusqu’à 300 m en aval du bac Ă  câble de Saint-Denis, aux coordonnĂ©es 45°47′18,6″ 73°09′42,4″ Rivière Richelieu 45°42′43″ 73°11′28″ 10
349 La partie de la rivière Richelieu situĂ©e entre les points situĂ©s par 45°49′43,7″ 73°08′27,5″ et 45°37′40,3″ 73°11′06,5″, sauf les zones dĂ©crites aux articles 345, 346, 347 et 348, ainsi qu’à l’article 40 de la partie 6 de l’annexe 2 Rivière Richelieu 45°42′43″ 73°11′28″ 50
17 Le passage de l’article 26, sous l’intertitre « RĂ©gion du nord-est Â», de la partie 5 de l’annexe 6 du mĂŞme règlement figurant dans les colonnes 1 et 2 est remplacĂ© par ce qui suit :
Article

Colonne 1

Nom indiqué dans le Répertoire géographique du Canada ou description

Colonne 2

Nom local

26 La partie du lac Wabamun connue localement sous le nom de Moonlight Bay, aux coordonnĂ©es 53°33′39″ 114°26′50″, ce qui comprend toutes les eaux situĂ©es au nord-est du pont ferroviaire qui traverse le lac Wabamun Moonlight Bay

18 Le titre de l’annexe 7 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Eaux dans lesquelles il est interdit de tirer une personne sur tout équipement sportif ou récréatif, sauf aux heures autorisées

19 La partie 5 de l’annexe 7 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 66, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Nom indiqué dans le Répertoire toponymique du Québec ou description

Colonne 2

Heures autorisées

Colonne 3

Coordonnées géographiques (système de référence du Répertoire toponymique du Québec)

67 Lac Duhamel   46°08′31″ 74°38′16″
68 Les parties de la rivière Richelieu indiquĂ©es aux articles 345, 346, 347 et 348 de la partie 3 de l’annexe 6   45°42′43″ 73°11′28″
69 La partie de la rivière Richelieu indiquĂ©e Ă  l’article 349 de la partie 3 de l’annexe 6 En tout temps, sauf de 13 h Ă  17 h le samedi et le dimanche 45°42′43″ 73°11′28″
70 La partie de la rivière Richelieu depuis le Groupe Thomas Marine, aux coordonnĂ©es 45°39′36,6″ 73°11′49,2″, jusqu’à l’Auberge Handfield, aux coordonnĂ©es 45°40′20″ 73°11′31,1″   45°42′43″ 73°11′28″
20 La partie 6 de l’annexe 7 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 1, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Nom indiqué dans le Répertoire géographique du Canada ou description

Colonne 2

Nom local

Colonne 3

Coordonnées géographiques (système de référence du Répertoire géographique du Canada)

2 Chenal Pinawa, entre les points situĂ©s par 50°12′56″ 95°55′30,9″ et par 50°16′12″ 95°52′46″ (voir note 1) Chenal Pinawa 50°12′56″ 95°55′30,9″ Ă  50°16′12″ 95°52′46″
3 Rivière Lee, Ă  100 m ou moins de la rive entre les points situĂ©s par 50°18′41″ 95°51′29″ et par 50°23′07,4″ 95°49′38,3″ Rivière Lee 50°18′41″ 95°51′29″ Ă  50°23′07,4″ 95°49′38,3″

Note 1 : L’interdiction s’applique le samedi et le dimanche, entre 14 h et 20 h.

21 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’annexe 7, de l’annexe 7.1 figurant Ă  l’annexe du prĂ©sent règlement.

22 L’annexe 9 du mĂŞme règlement est abrogĂ©e.

Entrée en vigueur

23 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

ANNEXE

(article 19)

ANNEXE 7.1

(paragraphe 2(6.1))

Eaux dans lesquelles il est interdit de permettre à une personne de surfer sur le sillage d’un bâtiment, sauf aux heures autorisées

PARTIE 1

Alberta
Article

Colonne 1

Nom indiqué dans le Répertoire géographique du Canada ou description

Colonne 2

Nom local

Colonne 3

Coordonnées géographiques (système de référence de l’Alberta Land Titles Act)

Région du sud
1 Lac Paine Mami Lake 2-28-W4
Région du centre
1 Réservoir sans nom Blood Indian Creek Reservoir 17-26-9-W4
Région d’East Slopes
1 Lac Rock   52-2-W6
2 Lacs Chain, dans les zones indiquĂ©es par des pancartes   14,15-2-W5
Région du nord-est
1 Lac Skeleton, dans les zones indiquĂ©es par des pancartes   65-18,19-W4

PARTIE 2

Colombie-Britannique
Article

Colonne 1

Nom indiqué dans le Répertoire géographique du Canada ou description

Colonne 2

Lieu approximatif

Colonne 3

Coordonnées géographiques (système de référence du Répertoire géographique du Canada)

1 Lac Whiteswan Parc provincial du lac Whiteswan 50°08′23″ 115°29′00″
2 La partie du lac Premier au sud d’une ligne s’étendant du coin sud-est du lot 11021 jusqu’au coin nord-ouest du lot 11869 Au nord-est de Wasa 49°56′31″ 115°39′20″
3 La rivière Nicomekl, Ă  partir du pont sur chevalets de la voie ferrĂ©e dans la baie Mud jusqu’au barrage Ă  l’ouest de la route King George Surrey 49°03′29″ 122°52′10″
4 Lac Heffley, les passages et petites baies Ă  chaque extrĂ©mitĂ© du lac indiquĂ©s par des pancartes Au nord-est de Kamloops 50°49′55″ 120°04′01″
5 Lac Hidden Ă€ l’est d’Enderby 50°34′15″ 118°49′16″
6 Lac Whitetail Ă€ environ 15 km au nord-ouest de Canal Flats 50°13′ 116°02′
7 Les parties du lac
Green indiquées par des pancartes
Whistler 50°09′ 122°57′
8 Lac Big Bar Ă€ proximitĂ© de Clinton 51°19′ 121°48′
9 Les lacs Elk et Beaver et les parties des lacs Elk et Beaver qui se trouvent dans l’interlac, sauf entre 11 h et une heure avant le coucher du soleil s’il n’y a aucune activitĂ© ni Ă©vĂ©nement sportif, rĂ©crĂ©atif ou public pour lequel un permis a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© en vertu du prĂ©sent règlement Nord-ouest de Victoria 48°32′ 123°24′
10 Les eaux du fleuve Columbia et ses tributaires se trouvant dans la plaine inondable du fleuve Columbia au nord du point situĂ© par 50Âş21′13,4″ 115Âş52′51,9″ (Ă  environ 1,6 km au nord-ouest de Fairmont Hot Springs) et au sud et Ă  l’est d’un point situĂ© par 51Âş28′48″ 117Âş09′33″, sur la pointe la plus au nord d’une petite Ă®le (Ă  environ 1,8 km au sud du pont de la Transcanadienne Ă  Donald) Ă  l’exclusion des eaux du lac Windermere Chenal principal du fleuve Columbia 50°55′04,3″ 116°22′47,9″

PARTIE 3

Ontario
Article

Colonne 1

Nom indiqué dans le Répertoire géographique du Canada ou description

Colonne 2

Endroit précis

Colonne 3

Coordonnées géographiques (système de référence du Répertoire géographique du Canada)

1 Le bras nord de la rivière Muskoka, Ă  partir des chutes Bracebridge jusqu’à l’embouchure de cette rivière 45°02′23″ 79°18′28″ Ă  45°01′30″ 79°23′35″ 45°02′ 79°19′
2 Rivière Joseph reliant le lac Joseph au lac Rosseau, Ă  partir de l’entrĂ©e de la pointe Ames situĂ©e par 45°09′58″ et 79°41′42″ jusqu’au haut-fond de la rivière Joseph situĂ© par 45°08′28″ et 79°38′50″   45°08′ 79°39′
3 Rivière Shadow   45°15′ 79°39′
4 Le bras sud de la rivière Muskoka, Ă  partir de l’intersection avec la rivière Muskoka jusqu’à Muskoka Falls 45°00′ 79°18′ 45°02′ 79°19′
5 La rivière Indian, Ă  l’exception de la partie connue sous le nom de Mirror Lake   45°06′ 79°34′
6 Le chenal Ă©troit de la baie Twelve Mile, entre les coordonnĂ©es de la colonne 2, district de Muskoka 45°04′52″ 79°58′00″ Ă  45°04′52″ 79°57′45″ 45°05′ 80°00′
7 La partie de la rivière Magnetawan en face du village de Magnetawan, dans la municipalitĂ© de Magnetawan 45°39′40″ 79°38′50″ Ă  45°40′00″ 79°38´20″ 45°46′ 80°37′
8 La partie de la rivière Burnt, dans le canton de Somerville, comtĂ© de Victoria, qui s’étend du lot 11 des concessions 6 et 7, jusqu’à l’entrĂ©e du lac Goose, lot 24 de la concession 1, le tout Ă©tant situĂ© dans le canton de Somerville, comtĂ© de Victoria 44°41′ 78°42′ Ă  44°35′ 78°46′ 44°35′ 78°46′
9 La partie du lac Robillard connue sous le nom de Long Lake dans les limites de la municipalitĂ© de Charlton et Dack, telle qu’elle est indiquĂ©e Ă  la colonne 2 47°48′37″ 79°59′54″ Ă  47°48′36″ 80°00′10″ 47°49′ 80°08′

PARTIE 4

Nouvelle-Écosse
Article

Colonne 1

Nom indiqué dans le Répertoire géographique du Canada ou description

Colonne 2

Lieu approximatif

Colonne 3

Coordonnées géographiques (système de référence du Répertoire géographique du Canada)

1 Rivière Tidnish, en amont de la pointe Irwins   45°59 64°03

PARTIE 5

Québec
Article

Colonne 1

Nom indiqué dans le Répertoire toponymique du Québec ou description

Colonne 2

Heures autorisées

Colonne 3

Coordonnées géographiques (système de référence du Répertoire toponymique du Québec)

1 Rivière Châteauguay, du point A situĂ© par 45°22′15,23″ 73°45′13,20″ jusqu’au point B situĂ© par 45°22′47,44″ 73°45′07,28″   Point A : 45°22′15,23″ 73°45′13,20″ Point B : 45°22′47,44″ 73°45′07,28″
2 Rivière Châteauguay, du point B situĂ© par 45°22′47,44″ 73°45′07,28″ jusqu’au point C situĂ© par 45°22′58,93″ 73°46′09,17″   Point B : 45°22′47,44″ 73°45′07,28″ Point C : 45°22′58,93″ 73°46′09,17″
3 Rivière Châteauguay, du point B situĂ© par 45°22′47,44″ 73°45′07,28″ jusqu’au point D situĂ© par 45°24′01,49″ 73°45′06,44″   Point B : 45°22′47,44″ 73°45′07,28″ Point D : 45°24′01,49″ 73°45′06,44″
4 Ă€ 60 m ou moins de la rive du lac Masson   46°02′33″ 74°02′06″
5 Lac Laviolette   46°00′ 74°08′
6 Lac Morelle   45°59′48″ 74°06′29″
7 Lac Deauville   45°59′ 74°06′
8 Lac Pas de Poisson   46°01′ 74°07′
9 Lac Lenore   46°00′ 74°07′
10 Lac Long   45°59′ 74°05′
11 Lac Tondohar   46°00′ 74°07′
12 Lac QuĂ©villon   46°00′ 74°06′
13 Lac Mimi   46°00′ 74°09′
14 Lac Gascon   45°59′ 74°08′
15 Lac Sainte-Adèle   45°57′ 74°09′
16 Lac Millette   45°58′ 74°11′
17 Lac Bouthillier   45°57′19″ 74°12′46″
18 Lac Renaud   45°56′ 74°12′
19 Lac Matley   45°57′ 74°11′
20 Lac Richer   45°57′ 74°12′
21 Lac des Seize ĂŽles De 9 h Ă  20 h 45°54′ 74°28′
22 Ă€ 60 m ou moins de la rive du lac Charlebois   46°05′ 74°03′
23 Lac Vingt Sous   45°57′ 74°22′
24 Lac Cornu   45°58′ 74°23′
25 Lac de la Montagne   45°59′ 74°19′
26 La baie Major du lac des Sables   46°02′ 74°17′
27 La baie Centre-Ville du lac des Sables   46°02′ 74°17′
28 Ă€ 100 m ou moins de la rive du lac Archambault   46°19′ 74°15′
29 Ă€ 100 m ou moins de la rive du lac Baribeau   46°21′ 74°10′
30 Ă€ 100 m ou moins de la rive du lac Beauchamp   46°18′ 74°12′
31 Ă€ 100 m ou moins de la rive du lac Bouillon   46°16′ 74°11′
32 Ă€ 100 m ou moins de la rive du lac la Clef   46°23′ 74°13′
33 Ă€ 100 m ou moins de la rive du lac des Aulnes (Isidore et Garon)   46°22′ 74°11′
34 Ă€ 100 m ou moins de la rive du lac LĂ©on   46°22′ 74°16′
35 Ă€ 100 m ou moins de la rive du lac Major   46°21′ 74°12′
36 Ă€ 100 m ou moins de la rive du lac de la Montagne Noire   46°12′ 74°16′
37 Ă€ 100 m ou moins de la rive du lac Ouareau   46°17′ 74°09′
38 Ă€ 100 m ou moins de la rive du lac Perreault   46°20′ 74°07′
39 Ă€ 100 m ou moins de la rive du lac Raquette   46°15′ 74°20′
40 Ă€ 100 m ou moins de la rive du lac Rochemaure   46°22′ 74°10′
41 Ă€ 100 m ou moins de la rive du lac Saint-Onge   46°22′ 74°08′
42 Ă€ 100 m ou moins de la rive du lac Sombre   46°20′ 74°05′
43 Ă€ 100 m ou moins de la rive du lac Sylvère   46°21′ 74°04′
44 Ă€ 100 m ou moins de la rive de la rivière Saint-Michel (Michel)   46°18′ 74°16′
45 Ă€ 100 m ou moins de la rive du Ruisseau Noir   46°23′ 74°16′
46 Ă€ 100 m ou moins de la rive du ruisseau du Pimbina   46°21′ 74°14′
47 Ă€ 50 m ou moins de la rive du lac Blanc   46°20′ 74°13′
48 Lac Manitou De 10 h Ă  12 h et de 16 h Ă  19 h 46°03′36″ 74°22′30″
49 Lac Fraser   45°23′ 72°11′
50 Lac Berry   48°46′40″ 78°22′26″
51 Lac Ă  Filion   48°49′56″ 78°23′40″
52 Lac Ă  Magny   48°5′25″ 78°23′00″
53 Lac Brompton, au nord-ouest d’une ligne reliant le point D Ă  la position 45°28′23″ 72°08′53″ et le point E Ă  la position 45°28′26″ 72°08′48″ (Baie Larochelle)   45°26′ 72°09′
54 Lac Brompton, au nord d’une ligne reliant le point F Ă  la position 45°28′13″ 72°08′04″ et le point G Ă  la position 45°28′10″ 72°08′06″ (Baie du Barrage)   45°26′ 72°09′
55 Lac Leamy, le passage nord reliant le lac Leamy Ă  la rivière Gatineau et la moitiĂ© nord du passage sud reliant le lac Leamy au lac de la Carrière   45°27′ 75°43′
56

Les Trois Lacs :

a) dans les aires de la plage et de baignade, la partie dĂ©limitĂ©e par une ligne s’étendant perpendiculairement Ă  la rive jusqu’à un point situĂ© par 45°47′45″ 71°53′25″; de lĂ , jusqu’à un point situĂ© par 45°47′35″ 71°53′30″; de lĂ , perpendiculairement jusqu’à la rive;

  45°48′ 71°54′
b) le reste du lac De 8 h Ă  20 h
57

Rivière Nicolet Sud-Ouest :

a) depuis la sortie des Trois Lacs Ă  un point situĂ© par 45°48′10″ 71°54′40″ jusqu’au barrage existant Ă  un point situĂ© par 45°47′50″ 71°55′00″;

De 8 h Ă  20 h 46°13′ 72°36′
b) depuis l’entrĂ©e des Trois Lacs Ă  un point situĂ© par 45°47′32″ 71°52′15″ jusqu’à un point situĂ© par 45°47′37″ 71°51′47″ De 8 h Ă  20 h
58 Lac Saint-Louis, la partie situĂ©e entre une ligne reliant la jetĂ©e du parc Saint-Louis Ă  la limite ouest du parc RenĂ©-LĂ©vesque et une ligne tracĂ©e dans la direction de et Ă  partir de la 6e Avenue, dans la ville de Lachine   45°26′ 73°42′
59 Rivière Blanche, entre le lac Blanc aux points situĂ©s par 46°19′42″ 74°12′38,1″ et 46°19′42,8″ 74°12′32,9″ et le lac Ouareau aux points situĂ©s par 46°18′11,9″ 74°10′12,6″ et 46°18′06,6″ 74°10′05,6″   46°18′09″ 74°10′10″
60 Lac Croche, Ă  50 m ou moins de la rive, sauf lorsque le bâtiment suit une trajectoire perpendiculaire Ă  la rive   46°21′ 74°06′
61 Lac du Pimbina, Ă  50 m ou moins de la rive, sauf lorsque le bâtiment suit une trajectoire perpendiculaire Ă  la rive   46°23′ 74°14′
62 Lac Provost, Ă  50 m ou moins de la rive, sauf lorsque le bâtiment suit une trajectoire perpendiculaire Ă  la rive   46°24′ 74°16′
63 Les parties du lac Saint-François-Xavier autres que celles Ă©numĂ©rĂ©es Ă  l’article 256 de la partie 3 de l’annexe 6 De 13 h 30 Ă  17 h et de 18 h 30 Ă  19 h 30 45°52′53″ 74°21′32″
64 Lac Duhamel   46°08′31″ 74°38′16″
65 La partie de la rivière Richelieu indiquĂ©e aux articles 345, 346, 347 et 348 de la partie 3 de l’annexe 6   45°42′43″ 73°11′28″
66 Les parties de la rivière Richelieu indiquĂ©es Ă  l’article 349 de la partie 3 de l’annexe 6 En tout temps, sauf de 13 h Ă  17 h le samedi et le dimanche 45°42′43″ 73°11′28″
67 La partie de la rivière Richelieu depuis le Groupe Thomas Marine, aux coordonnĂ©es 45°39′36,6″ 73°11′49,2″, jusqu’à l’Auberge Handfield aux coordonnĂ©es 45°40′20″ 73°11′31,1″   45°42′43″ 73°11′28″

PARTIE 6

Manitoba
Article

Colonne 1

Nom indiqué dans le Répertoire géographique du Canada ou description

Colonne 2

Nom local

Colonne 3

Coordonnées géographiques (système de référence du Répertoire géographique du Canada)

1 Rivière Assiniboine Rivière Assiniboine 49°52′17″ 97°26′50″ Ă  49°53′09″ 97°07′41″
2 Chenal Pinawa, entre les points situĂ©s par 50°12′56″ 95°55′30,9″ et 50°16′12″ 95°52′46″ Chenal Pinawa 50°12′56″ 95°55′30,9″ Ă  50°16′12″ 95°52′46″
3 Rivière Lee, entre les points situĂ©s par 50°16′12″ 95°52′46″ et 50°18′41″ 95°51′29″ Rivière Lee 50°16′12″ 95°52′46″ Ă  50°18′41″ 95°51′29″

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

Sept enjeux sont couverts par cette initiative de rĂ©glementation : la puissance motrice maximale, la mise Ă  jour des exemptions, les exigences techniques relatives Ă  la signalisation, les restrictions relatives au surf sur le sillage, les nouvelles restrictions, le pouvoir de dĂ©signation ainsi que les corrections administratives.

Puissance motrice maximale

Le paragraphe 2(4) du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments (RRVUB) imposait des restrictions sur la puissance motrice maximale des bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique ou Ă  propulsion Ă©lectrique utilisĂ©s dans les eaux de parcs publics et les Ă©tendues d’eau Ă  accès contrĂ´lĂ© dĂ©crits Ă  l’annexe 4 du RRVUB. De nombreuses administrations locales ont soulignĂ© l’incohĂ©rence de l’annexe 4 par rapport aux autres restrictions. Le critère des « eaux de parcs publics et des Ă©tendues d’eau Ă  accès contrĂ´lĂ© Â» limitait considĂ©rablement le champ d’application de ce type de restriction et n’était pas en phase avec les autres restrictions prĂ©vues par le RRVUB, qui ne sont pas limitĂ©es Ă  certains types de plans d’eau. De nombreuses administrations locales souhaitaient fixer une puissance motrice maximale sur les plans d’eau locaux qui ne se trouvent pas dans un parc public ou une Ă©tendue d’eau Ă  accès contrĂ´lĂ© et, en raison du champ d’application limitĂ© du paragraphe 2(4), ont Ă©tĂ© contraintes de demander une autre forme de restriction. Par exemple, de nombreuses administrations locales qui souhaitaient imposer une puissance motrice maximale ont demandĂ© Ă  la place une limite de vitesse, puisqu’une limite de la puissance motrice n’était pas disponible en option. Les limites de puissance motrice sont plus faciles Ă  appliquer que les limites de vitesse parce que ces dernières nĂ©cessitent une surveillance active, l’utilisation d’équipements de dĂ©tection qui, parfois, peuvent ne pas fournir de lectures fiables et prĂ©cises et la collecte et la production de preuves. D’autre part, une restriction sur la puissance motrice est plus facile Ă  appliquer, car une simple inspection visuelle du moteur peut confirmer sa puissance. Par exemple, avec une telle restriction en place, tout bâtiment Ă©quipĂ© d’un moteur de plus de 10 HP ne serait pas autorisĂ© Ă  ĂŞtre exploitĂ© sur le plan d’eau dĂ©signĂ©.

Mise Ă  jour des exemptions

Le RRVUB exemptait les personnes titulaires d’un permis de pĂŞche provincial des restrictions d’utilisation de bâtiments Ă©tablies sur des plans d’eau prĂ©cis (indiquĂ©s aux annexes 1 Ă  4). Par exemple, une personne qui dĂ©tient un permis de pĂŞche provincial peut conduire un bâtiment Ă  moteur sur des plans d’eau lorsque de tels bâtiments sont autrement interdits. Toutefois, en vertu du RRVUB, les personnes qui dĂ©tenaient un permis de pĂŞche fĂ©dĂ©ral n’étaient pas explicitement inscrites comme bĂ©nĂ©ficiant de la mĂŞme exemption, mĂŞme si elles entreprenaient la mĂŞme activitĂ©. Bien que la plupart des eaux mentionnĂ©es dans les annexes [en lien avec les paragraphes 2(1) et (4)] nĂ©cessitent des permis de pĂŞche provinciaux, certaines eaux mentionnĂ©es dans les annexes sont soumises aux marĂ©es (par exemple Tyee Pool) et nĂ©cessitent donc un permis de pĂŞche fĂ©dĂ©ral. MĂŞme si la politique de Transports Canada (TC) a Ă©tĂ© d’exempter les permis de nature fĂ©dĂ©rale des restrictions, l’exemption devait ĂŞtre mise Ă  jour de façon explicite afin de s’assurer que les personnes titulaires d’un permis de pĂŞche fĂ©dĂ©ral puissent Ă©galement bĂ©nĂ©ficier des mĂŞmes droits que leurs homologues titulaires de permis de pĂŞche provincial.

En outre, il y avait une nĂ©cessitĂ© d’inclure dans le RRVUB une exemption Ă  des restrictions spĂ©cifiques (par exemple l’utilisation d’un bâtiment dans des eaux restreintes) afin de permettre aux peuples autochtones d’exercer leurs droits existants, tels qu’ils sont reconnus et confirmĂ©s par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Les droits des peuples autochtones ont toujours Ă©tĂ© protĂ©gĂ©s par le RRVUB. Cependant, cette formulation doit nĂ©cessairement ĂŞtre ajoutĂ©e dans le RRVUB pour plus de clartĂ© et pour Ă©viter toute confusion du point de vue de la conformitĂ©. Cela permet de rendre officielle l’approche actuelle de TC, qui consiste Ă  exempter les peuples autochtones de ces restrictions lorsqu’ils exercent leurs droits.

Exigences techniques relatives Ă  la signalisation

Les articles 8 et 9 du RRVUB contenaient les exigences techniques relatives Ă  la signalisation. Étant donnĂ© que les exigences sur la signalisation Ă©taient intĂ©grĂ©es au RRVUB, les mises Ă  jour nĂ©cessitaient de passer par le processus rĂ©glementaire, qui peut ĂŞtre un long processus. Compte tenu de la frĂ©quence Ă  laquelle des mises Ă  jour des directives sur la signalisation peuvent ĂŞtre nĂ©cessaires, le processus rĂ©glementaire n’est pas une option pratique ou efficace : TC devrait frĂ©quemment proposer des modifications au RRVUB pour maintenir Ă  jour les exigences en matière de signalisation. Ainsi, depuis 2018, TC a publiĂ© des lignes directrices sur la signalisation dans un document de politique, TP 15400F (PDF). La publication permet Ă  TC de rĂ©viser et de mettre Ă  jour des exigences de signalisation rapidement au besoin pour s’assurer que les changements pertinents sont communiquĂ©s rapidement et efficacement aux administrations locales. Cependant, bien que les administrations locales utilisent le TP 15400F comme rĂ©fĂ©rence pour obtenir des conseils sur la signalisation et effectuent des mises Ă  jour en consĂ©quence, les exigences formelles demeuraient dans les articles 8 et 9 du RRVUB. Le fait d’avoir des dispositions dans deux documents diffĂ©rents, qui ne sont pas synchronisĂ©s, pourrait entraĂ®ner de l’ambiguĂŻtĂ© ou de la confusion. L’intĂ©gration du TP 15400F par renvoi dans le RRVUB Ă©limine la possibilitĂ© d’ambiguĂŻtĂ© et contribuera Ă  faire en sorte que des mises Ă  jour rĂ©gulières des exigences en matière de signalisation soient communiquĂ©es aux intervenants touchĂ©s et mises en Ĺ“uvre en temps opportun.

Restrictions relatives au surf sur le sillage

De nombreuses collectivitĂ©s et groupes environnementaux ont fait part de prĂ©occupations quant aux rĂ©percussions sur l’environnement du surf sur le sillage, qui peut causer l’érosion des rivages en raison de l’action excessive des vagues et poser des problèmes de sĂ©curitĂ© aux autres plaisanciers dans les zones très frĂ©quentĂ©es, en raison des vitesses pratiquĂ©es. Lorsque le surf sur le sillage est considĂ©rĂ© comme un problème pour la sĂ©curitĂ© ou l’environnement sur un plan d’eau, la seule restriction dont disposaient les administrations locales Ă©tait Ă©noncĂ©e Ă  l’annexe 7 et consistait en une interdiction gĂ©nĂ©rale de toutes les activitĂ©s consistant Ă  tirer une personne (par exemple le ski nautique, la glissade sur des tubes pneumatiques). Cette approche entraĂ®nait des restrictions sur certaines activitĂ©s rĂ©crĂ©atives qui n’étaient pas spĂ©cifiquement considĂ©rĂ©es comme problĂ©matiques, telles que le ski nautique et la glissade sur tubes pneumatiques. En consĂ©quence, certaines administrations locales se sont abstenues de demander la moindre restriction, laissant sans rĂ©ponse les problèmes que la pratique du surf sur le sillage reprĂ©sente pour la sĂ©curitĂ© et l’environnement.

Nouvelles restrictions

TC a reçu des demandes des administrations locales pour 21 nouvelles restrictions sur six plans d’eau. La section suivante prĂ©sente un aperçu des enjeux pour chaque plan d’eau pour lequel de nouvelles restrictions sont introduites.

Havre Big Tub (Ontario)

Le parc marin national Fathom Five et la rĂ©gion environnante ont vu le tourisme augmenter considĂ©rablement au cours des 10 dernières annĂ©es. Cette augmentation significative de la demande a entraĂ®nĂ© une augmentation Ă©quivalente de l’utilisation des bâtiments commerciaux et de plaisance dans le havre Big Tub, ainsi que des changements dans les modèles de trafic, les types d’embarcations, les compĂ©tences et l’expĂ©rience des opĂ©rateurs.

Il était nécessaire de modifier le mode de gestion du havre Big Tub afin de protéger les ressources naturelles et culturelles du parc tout en garantissant des expériences agréables et sans danger pour les visiteurs et les résidents, ainsi que de contribuer à une industrie touristique durable dans l’ensemble de la région.

Rivière Richelieu (QuĂ©bec)

Les problèmes soulevĂ©s au sujet de la rivière Richelieu (sĂ©curitĂ©, environnement et intĂ©rĂŞt public) existent depuis plus de 20 ans. La rivière accueille des niveaux de circulation Ă©levĂ©s et est très Ă©troite et peu profonde par endroits. Le volume de la circulation maritime, la vitesse, le bruit et le sillage (vagues observĂ©es de plus d’un mètre) causĂ©s par certaines embarcations introduisent des problèmes de sĂ©curitĂ© sur l’eau, posent un risque pour la sĂ©curitĂ© sur les quais privĂ©s (danger de personnes tombant du quai et dans l’eau) et entraĂ®nent une perte de plaisir pour les rĂ©sidents. De plus, des niveaux Ă©levĂ©s de sillage peuvent entraĂ®ner la dĂ©gradation des berges et l’érosion des terres riveraines. Le sillage d’un bateau peut endommager d’autres embarcations, des quais et le littoral. Cela peut Ă©galement ĂŞtre un risque pour les nageurs, les plongeurs et les personnes sur de petits bateaux qui pourraient chavirer. Les exploitants doivent ĂŞtre conscients de la façon dont le sillage de leur bateau peut affecter les autres lorsqu’ils choisissent une vitesse sĂ©curitaire. Les possibilitĂ©s d’activitĂ©s rĂ©crĂ©atives, comme la natation et l’utilisation de bateaux Ă  propulsion humaine, Ă©taient limitĂ©es en raison de la vitesse et du sillage gĂ©nĂ©rĂ©s par les grands navires.

De plus, la qualitĂ© de l’eau se dĂ©tĂ©riore et l’écosystème de la rivière est menacĂ© par la remise en suspension de sĂ©diments et de matĂ©riaux causĂ©e par un sillage excessif. Plusieurs espèces de poissons sont Ă©galement prĂ©sentes dans la rivière; 75 des 116 espèces de poissons d’eau douce du QuĂ©bec vivent dans la rivière et au moins 25 s’y reproduisent, dont le chevalier cuivrĂ© (une espèce en pĂ©ril), qui se trouve exclusivement dans la rivière Richelieu. La prise d’eau potable situĂ©e dans la municipalitĂ© de Saint-Denis-sur-Richelieu, qui dessert près de 21 municipalitĂ©s, s’alimente en eau Ă  partir de la rivière et la non-intervention sur la rivière Richelieu pourrait compromettre le traitement de l’eau dans le futur.

Rivière Saint-Maurice (Québec)

Depuis de nombreuses annĂ©es, la portion de la rivière Saint-Maurice visĂ©e par ces restrictions connaĂ®t divers problèmes de sĂ©curitĂ©, tels que les bateaux Ă  moteur Ă  grande vitesse; les conflits entre les utilisateurs du plan d’eau, qui sont exacerbĂ©s par la proximitĂ© du fleuve Saint-Laurent et une augmentation du trafic maritime Ă  grande vitesse en raison du fait que le Saint-Laurent est une voie navigable populaire pour ces navires, ainsi que par les questions environnementales (par exemple l’érosion des rives); et les questions liĂ©es Ă  l’intĂ©rĂŞt public (par exemple bris de quais). Ces problèmes sont rencontrĂ©s quotidiennement, et un grave accident s’est produit en 2012 oĂą la vitesse d’un bateau a causĂ© la mort de deux personnes Ă  l’entrĂ©e de la rivière Saint-Maurice.

Lac Duhamel (Québec)

Depuis plusieurs années, les bateaux qui opèrent à grande vitesse sur le lac Duhamel mettent en danger la sécurité des nageurs et des petits bateaux, y compris les pontons. De plus, les vagues générées par les bateaux qui opèrent à grande vitesse sur le lac Duhamel causent des problèmes environnementaux tels que l’érosion des berges, la disparition des plages, la propagation du myriophylle en épi et la remise en suspension des sédiments. À ces problèmes s’ajoutent des problèmes d’intérêt public tels que le bris de quais ou d’infrastructures, comme des prises d’eau ou des bateaux amarrés.

Chenal Pinawa et rivière Lee (Manitoba)

Le chenal Pinawa et la rivière Lee prĂ©sentent une densitĂ© Ă©levĂ©e de trafic maritime et celui-ci continue de croĂ®tre, ce qui pose des problèmes tant pour la sĂ©curitĂ© que pour l’environnement. Plusieurs facteurs contribuent aux problèmes de sĂ©curitĂ© sur le chenal Pinawa et la rivière Lee, tels que les grosses vagues, la vitesse, la proximitĂ© par rapport au rivage et les conflits entre les groupes d’utilisateurs.

L’utilisation de bateaux de plaisance créant un sillage important sur ces plans d’eau a augmenté au cours des cinq dernières années. L’utilisation continue de tels bateaux sur le chenal Pinawa et les sections étroites de la rivière Lee a contribué à accélérer l’érosion du littoral, causé des dommages aux propriétés individuelles, submergé les bateaux d’autres utilisateurs récréatifs et créé un problème croissant de sécurité le long des voies navigables.

Pouvoir de désignation

Pour répondre aux préoccupations concernant la sécurité nautique, promouvoir des pratiques de navigation sûres et assurer la conformité au RRVUB, il est courant que les municipalités ayant une capacité limitée demandent la désignation d’agents de l’autorité qui ne sont pas actuellement autorisés par le RRVUB. La plupart des forces de police du pays sont actuellement désignées en vertu du RRVUB.

Le port de Windsor a demandé que les agents de l’autorité du port soient autorisés à faire appliquer le RRVUB dans les limites de l’Administration portuaire de Windsor.

De plus, en raison des changements apportĂ©s aux titres des agents de l’autoritĂ© et aux noms des ministères dont dĂ©coulent les pouvoirs, des modifications aux items 16, 17 et 18 du tableau figurant Ă  l’article 16 sont nĂ©cessaires pour indiquer correctement le titre des constables spĂ©ciaux du QuĂ©bec dans la version française du RRVUB, et pour mettre Ă  jour les noms des ministères et les titres des agents de l’autoritĂ© du gouvernement de la Saskatchewan.

Corrections administratives

En consultation avec les administrations locales, TC a découvert plusieurs erreurs et incohérences mineures dans le texte du RRVUB, telles que des coordonnées géographiques représentant de manière erronée le plan d’eau concerné par la restriction. Les corrections administratives garantissent que le RRVUB contient l’information la plus fiable et la plus récente possible, ce qui permet aux utilisateurs des plans d’eau de comprendre et de respecter les restrictions et favorise une application plus efficace des restrictions répertoriées.

Contexte

Le RRVUB, pris en vertu de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (LMMC 2001), permet de rĂ©glementer les activitĂ©s nautiques et la navigation dans les eaux canadiennes. Les restrictions sont Ă©noncĂ©es aux paragraphes 2(1) Ă  (6) et 11(2) et sont inscrites dans les sept annexes du RRVUB, qui prĂ©cisent le type de restriction (Ă©numĂ©rĂ©es ci-dessous) et l’emplacement du plan d’eau oĂą elle s’applique.

Ces restrictions de navigation sont les suivantes :

Modernisation du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments

En 2016, TC a lancé une initiative visant à moderniser le RRVUB. Dans le cadre de la phase 1 de cette initiative, des consultations nationales ont été menées auprès des intervenants afin de cerner les enjeux. L’une des principales préoccupations des intervenants était la complexité du processus de demande et le temps requis pour approuver les propositions de restriction. La phase 1 a été achevée en 2019 avec la mise à jour du Guide des administrations locales qui a clarifié le processus de demande de restriction d’utilisation des bâtiments.

À l’été 2019, la phase 2 a été lancée pour évaluer les moyens de rationaliser le processus gouvernemental de mise en œuvre des restrictions visant l’utilisation des bâtiments. TC explore actuellement des options qui permettraient à une municipalité de soumettre une demande à la fin d’une saison de navigation de plaisance (avant la date limite annuelle de la mi-septembre) et d’avoir la restriction demandée en place pour la saison de navigation de plaisance de l’année suivante.

Enfin, la phase 3 de l’initiative de modernisation est en cours en rĂ©ponse Ă  l’engagement pris dans la lettre de mandat de l’ancien ministre des Transports de « travailler avec les provinces, les territoires et les municipalitĂ©s qui le souhaitent sur des solutions pour leur permettre de jouer un plus grand rĂ´le dans la gestion et la rĂ©glementation de la navigation de plaisance sur leurs lacs et rivières afin qu’ils favorisent le libre accès, tout en assurant la sĂ©curitĂ© des plaisanciers et la protection de l’environnement Â». Une analyse est en cours d’élaboration et une consultation a Ă©tĂ© lancĂ©e en octobre 2023 avec comme objectif de dĂ©velopper des options pour respecter cet engagement.

Puissance motrice maximale

La question du fait que les limites de puissance motrice ne sont pas ouvertes à tous les types de plans d’eau a d’abord été soulevée par les intervenants au cours des consultations sur la modernisation du RRVUB. En outre, au fil des ans, de nombreuses administrations locales, y compris les administrations locales avec des restrictions de vitesse actuellement en vigueur, ont également réitéré leur souhait de pouvoir utiliser des restrictions de limite de puissance motrice par rapport à des restrictions de limite de vitesse, car ces dernières sont plus compliquées à appliquer.

Incorporation par renvoi

L’incorporation par renvoi est une technique de rédaction qui peut être utilisée pour intégrer le contenu d’un document externe, c’est-à-dire l’incorporer, dans un règlement. Les documents incorporés par renvoi ont la même force que le règlement dans lequel ils sont incorporés.

Une référence ambulatoire signifie que l’incorporation d’un document comprend tout changement futur à ce document sans qu’il soit nécessaire de refaire ou de modifier le règlement dans lequel il est incorporé. Une référence ambulatoire permet d’apporter des mises à jour courantes et/ou techniques aux normes et aux lignes directrices sans qu’il soit nécessaire de terminer le processus réglementaire, ce qui peut être complexe et prendre beaucoup de temps.

Les pouvoirs pertinents qui permettent l’utilisation de l’incorporation par renvoi dans le RRVUB se trouvent Ă  l’article 32 de la LMMC 2001.

Surf sur le sillage

Le sujet du surf sur le sillage est en discussion avec les parties prenantes depuis un certain temps. Les administrations locales qui ont identifiĂ© les activitĂ©s de surf sur le sillage comme problĂ©matiques sur toutes ou une partie de leurs plans d’eau ont demandĂ© un moyen de rĂ©soudre ces problèmes sans limiter d’autres types d’activitĂ©s rĂ©crĂ©atives (par exemple le ski nautique) qui peuvent ne pas poser de problème. En vertu de l’annexe 7 du RRVUB, les activitĂ©s de surf sur le sillage pourraient ĂŞtre interdites, mais la restriction s’appliquerait Ă©galement Ă  toutes les activitĂ©s de remorquage. La suppression du surf sur le sillage de l’annexe 7 et la crĂ©ation d’une annexe de surf sur le sillage unique dans le RRVUB rĂ©pondent au dĂ©sir des administrations locales de rĂ©soudre les problèmes d’une manière plus prĂ©cise.

Nouvelles restrictions

Chaque année, TC reçoit des demandes d’administrations locales visant à imposer ou à modifier des restrictions à la navigation afin d’améliorer la sécurité de la navigation, de protéger l’environnement ou l’intérêt public. Ces demandes sont préparées conformément au Guide des administrations locales de TC, qui fournit des conseils aux administrations locales sur la manière de préparer une demande de restriction. Le Guide des administrations locales fournit des renseignements sur la manière de décrire clairement le problème, des conseils pour trouver des mesures alternatives réglementaires et non réglementaires au RRVUB, des renseignements sur le processus de consultation, la manière d’évaluer les avantages par rapport aux coûts de la restriction et des conseils sur l’application des restrictions. Il permet également de s’assurer que les demandes sont conformes aux principes directeurs de la Directive du Cabinet sur la réglementation.

Pouvoir de désignation

Une entitĂ© d’application de la loi peut ĂŞtre dĂ©signĂ©e en vertu de l’article 16 avec le pouvoir d’appliquer le RRVUB. Pour ĂŞtre dĂ©signĂ©e, une demande officielle doit ĂŞtre faite Ă  TC; la demande peut provenir de n’importe quel ordre de gouvernement — local, provincial ou fĂ©dĂ©ral. Après examen et approbation de la demande, le RRVUB doit ĂŞtre modifiĂ© pour inclure cette personne dĂ©signĂ©e ou cette catĂ©gorie de personnes Ă  des fins d’application de la loi. Un agent de l’autoritĂ© dĂ©signĂ© peut interdire le mouvement d’un bâtiment ou lui ordonner de se dĂ©placer selon les indications, arrĂŞter et monter Ă  bord d’un bâtiment Ă  un moment raisonnable, donner des instructions Ă  une personne au sujet du fonctionnement de l’équipement Ă  bord du bâtiment et demander toute information ou tout document en possession d’une personne Ă  bord du bâtiment.

TC a reçu une demande de dĂ©signation en vertu de l’article 16 de l’Administration portuaire de Windsor. L’approbation de cette dĂ©signation permet Ă  l’Administration portuaire de Windsor d’appliquer les restrictions existantes des annexes 2 et 6 qui relèvent de sa compĂ©tence.

Corrections administratives

Dans le cas des changements de coordonnées, les administrations locales ont relevé certaines imprécisions dans les coordonnées géographiques, ce qui pourrait créer de la confusion tant pour les intervenants réglementés que pour les agents de l’autorité chargés de l’application de la loi.

Objectif

Puissance motrice maximale

L’objectif de la modification du paragraphe 2(4) du RRVUB est de donner aux administrations locales la possibilitĂ© et la flexibilitĂ© de limiter la puissance motrice sur les plans d’eau locaux oĂą des bâtiments plus puissants pourraient poser des risques pour la sĂ©curitĂ© et l’environnement.

Mise Ă  jour des exemptions

L’objectif de la modification de l’exemption prĂ©vue Ă  l’alinĂ©a 3(1)b) est de garantir que les titulaires d’un permis de pĂŞche fĂ©dĂ©ral puissent continuer de bĂ©nĂ©ficier des mĂŞmes droits que leurs homologues titulaires d’un permis de pĂŞche provincial.

L’objectif de l’introduction d’une nouvelle exemption prĂ©vue au paragraphe 3(1) est d’assurer la clartĂ© et la certitude des droits existants des peuples autochtones, tel qu’ils sont reconnus et confirmĂ©s par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.

Exigences techniques relatives Ă  la signalisation

L’intĂ©gration par renvoi des articles 8 et 9 (exigences techniques sur la signalisation) a pour objectif de veiller Ă  ce que les changements apportĂ©s aux exigences techniques relatives Ă  la signalisation soient diffusĂ©s rapidement et efficacement aux administrations responsables de l’affichage de cette signalisation sur leurs plans d’eau. Ă€ son tour, une communication plus efficace des exigences techniques en matière de signalisation devrait contribuer Ă  amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© de la navigation pour les collectivitĂ©s locales de navigation de plaisance.

Restriction relative au surf sur le sillage

L’objectif de la suppression du surf sur le sillage de l’annexe 7 et de la crĂ©ation d’une nouvelle annexe est de donner aux administrations locales la possibilitĂ© de demander une interdiction qui cible spĂ©cifiquement les problèmes gĂ©nĂ©rĂ©s par les activitĂ©s de surf sur le sillage, sans avoir Ă  adopter d’autres restrictions inutiles.

Nouvelles restrictions

Les nouvelles restrictions visent à améliorer la sécurité de la navigation, à protéger l’environnement et/ou l’intérêt public sur les plans d’eau désignés.

Havre Big Tub (Ontario)

L’objectif des nouvelles restrictions est d’améliorer la sécurité de la navigation et de protéger l’intérêt public en interdisant tous les types de bâtiments et en imposant une limite de vitesse maximale afin de réduire le risque de collision en raison de l’étroitesse de la voie navigable et du trafic maritime dans le havre.

Rivière Richelieu (Québec)

L’objectif des nouvelles restrictions sur la rivière Richelieu est de protéger l’intérêt public, de répondre aux préoccupations environnementales et d’améliorer les problèmes de sécurité nautique causés par la vitesse excessive et le surf sur le sillage, qui entraînent la dégradation des berges, la détérioration de la qualité de l’eau et des menaces pour l’écosystème de la rivière.

Rivière Saint-Maurice (Québec)

L’objectif de la mise en place de nouvelles restrictions est d’augmenter le niveau de sécurité de la navigation et d’améliorer le paysage environnemental de ce plan d’eau et de protéger l’intérêt public.

Lac Duhamel (Québec)

L’objectif de la mise en place de nouvelles restrictions est d’améliorer et de renforcer la sécurité de la navigation, de répondre aux préoccupations environnementales croissantes et de protéger l’intérêt public en mettant en œuvre des limites de vitesse maximales et d’interdire le remorquage et le surf sur le sillage.

Chenal Pinawa et rivière Lee (Manitoba)

L’objectif des nouvelles restrictions est de renforcer la sécurité, de protéger l’intérêt public et d’améliorer les conditions environnementales en limitant le remorquage et le surf sur le sillage dans certaines conditions et en interdisant celui-ci à tout moment dans un segment déterminé de la rivière Lee et du chenal Pinawa.

Pouvoir de désignation

L’objectif de la désignation des agents de l’autorité portuaire employés par le port de Windsor est d’assurer l’application du RRVUB dans les limites de l’Administration portuaire de Windsor.

L’objectif des modifications aux items 16, 17 et 18 du tableau figurant Ă  l’article 16, est de s’assurer que les titres des agents de l’autoritĂ© et les noms des ministères des administrations responsables sont utilisĂ©s de manière Ă  conserver la dĂ©signation d’agent de l’autoritĂ©.

Corrections administratives

L’objectif du Règlement visant à corriger les coordonnées géographiques est d’assurer la clarté et la certitude des restrictions pour les utilisateurs des plans d’eau et les agents de l’autorité.

Description

Puissances motrices maximales

Le Règlement modifie le paragraphe 2(4) du RRVUB qui interdit l’utilisation d’un bâtiment Ă  propulsion mĂ©canique ou Ă  propulsion Ă©lectrique dont la puissance motrice est supĂ©rieure Ă  la puissance motrice maximale prĂ©vue Ă  l’annexe 4 dans les eaux des parcs publics et des plans d’eau Ă  accès contrĂ´lĂ©. Le Règlement supprime la mention des parcs publics ou des plans d’eau Ă  accès contrĂ´lĂ© au paragraphe 2(4) et dans le titre de l’annexe 4. Ces changements permettent Ă  la restriction de s’appliquer Ă  tous les types de plans d’eau et donnent aux administrations locales la possibilitĂ© d’établir une restriction de puissance motrice sur leurs plans d’eau.

Mise Ă  jour des exemptions

Le Règlement met Ă  jour l’exemption Ă  l’alinĂ©a 3(1)b) concernant le titulaire d’un permis de pĂŞche provincial dont la pĂŞche est le moyen de subsistance en y ajoutant les permis de pĂŞche fĂ©dĂ©raux.

De plus, le Règlement rend explicite une exemption aux restrictions prĂ©vues aux paragraphes 2(1) Ă  (4) pour assurer la clartĂ© et la certitude des droits existants des peuples autochtones, reconnus et affirmĂ©s Ă  l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Par exemple, une personne autochtone qui pĂŞche Ă  des fins alimentaires, sociales et rituelles est exemptĂ©e des restrictions prĂ©vues aux paragraphes 2(1) Ă  (4) dans le plan d’eau oĂą elle exerce ses droits.

Exigences techniques relatives Ă  la signalisation

Le Règlement supprime les articles 8 et 9 du RRVUB, qui contiennent les exigences techniques relatives Ă  la signalisation, et incorporent par renvoi les lignes directrices sur la signalisation dans une publication de TC existante (c’est-Ă -dire TP 15400F). La LMMC 2001 permet l’incorporation par renvoi d’une publication de Transports pour soutenir le RRVUB afin de fournir du matĂ©riel explicatif.

Restriction relative Ă  la pratique du surf sur le sillage

Le Règlement supprime la pratique du surf sur le sillage de l’ancienne annexe 7 (restrictions relatives Ă  toutes les activitĂ©s dans le cadre desquelles une personne est tirĂ©e) et introduit une nouvelle annexe qui prĂ©voit expressĂ©ment des restrictions Ă  cet Ă©gard. Cela permettra Ă  une administration locale de demander une interdiction de faire du surf sur le sillage sans interdire toutes les autres activitĂ©s de remorquage, sauf pendant les pĂ©riodes autorisĂ©es. La restriction n’interdit pas l’utilisation de bateaux de surf sur le sillage, mais limite l’activitĂ© de surf sur le sillage comme dĂ©crit dans chaque restriction. Le Règlement nĂ©cessite des modifications au Règlement sur les contraventions afin d’établir une amende pour la contravention de la nouvelle restriction, comme c’est actuellement la pratique pour toutes les autres restrictions en vertu du Règlement. Les modifications au Règlement sur les contraventions seront prĂ©sentĂ©es dans le cadre d’un projet de règlement distinct prĂ©vu pour le printemps 2024. Jusqu’à ce que des modifications soient apportĂ©es au Règlement sur les contraventions, les interdictions spĂ©cifiques de surf sur le sillage ne seront pas exĂ©cutoires au moyen de contraventions.

Nouvelles restrictions

Au total, 21 nouvelles restrictions dans six plans d’eau sont introduites par le Règlement afin de donner suite aux demandes des administrations locales. Ces restrictions sont Ă©tablies dans leurs plans d’eau respectifs, en tout ou en partie. Les nouvelles restrictions sont rĂ©sumĂ©es ci-dessous.

Tableau 1 : Nouvelles restrictions

Plan d’eau

Restrictions

Havre Big Tub (Ontario)

Le RRVUB interdisait tous les bâtiments sur une partie du Havre Big Tub, à Tobermory (Ontario). Le Règlement élargit les limites de la zone de restriction actuelle de la rive le long du périmètre du havre jusqu’à la partie la plus large du chenal.

Sur les parties du havre de Big Tub oĂą l’interdiction des bâtiments ne s’applique pas, le Règlement Ă©tablit une limite de vitesse maximale de 10 km/h entre la rive et une ligne Ă  l’embouchure du havre.

Rivière Richelieu (Québec)

Le Règlement interdit les bâtiments à propulsion mécanique et à propulsion électrique le long de la rivière Richelieu de l’île Jeannotte à l’île aux Cerfs.

Le Règlement Ă©tablit Ă©galement une limite de vitesse maximale de 10 km/h le long des 4 segments suivants :

  • Ă  50 mètres ou moins de la rive de la rivière Richelieu, sur une section de 20 kilomètres, du dĂ©but des municipalitĂ©s de Saint-Antoine-sur-le-Richelieu et de Saint-Denis-sur-Richelieu jusqu’à la fin des municipalitĂ©s de Saint-Marc-sur-Richelieu et de Saint-Charles-sur-Richelieu;
  • entre le camping Bellevue et le Groupe Thomas Marine;
  • entre l’auberge Handfield et le traversier Ă  câble de Saint-Charles;
  • de 500 mètres en amont de la prise d’eau de la RĂ©gie de l’aqueduc intermunicipale du Bas-Richelieu jusqu’à 300 mètres en aval du traversier Ă  câble de Saint-Denis.

De plus, le Règlement Ă©tablit une limite de vitesse maximale de 50 km/h sur la mĂŞme section de 20 kilomètres Ă  l’extĂ©rieur des zones de vitesse Ă  10 km/h dĂ©crites ci-dessus.

Le Règlement interdit en tout temps de tirer une personne et de surfer sur le sillage le long de la rivière Richelieu, sur une section de 20 kilomètres Ă  l’intĂ©rieur de la zone de vitesse Ă  10 km/h (près de la rive).

Le Règlement interdit également de tirer une personne et de surfer sur le sillage en tout temps sur la rivière Richelieu à partir du Groupe Thomas Marine jusqu’à l’auberge Handfield.

Enfin, le Règlement interdit de tirer une personne et de surfer sur le sillage le long de la rivière Richelieu, de 13 h Ă  17 h les samedis et les dimanches, sur une section de 20 kilomètres, Ă  l’extĂ©rieur de la zone de vitesse Ă  10 km/h (plus Ă©loignĂ©e de la rive).

Rivière
Saint-Maurice
(Québec)

Le Règlement fixe une limite de vitesse maximale de 10 km/h sur un tronçon de 1,5 kilomètre de la rivière Saint-Maurice, commençant au nord, tout juste en amont de la plage du ruisseau Lachapelle (plage aux chiens) et s’étend jusqu’au pont autoroutier Radisson.

Le Règlement fixe Ă©galement une limite de vitesse maximale de 5 km/h sur la partie de la rivière Saint-Maurice situĂ©e entre le pont autoroutier Radisson et l’embouchure du fleuve Saint-Laurent, sauf sur les eaux oĂą d’autres restrictions s’appliquent.

Le Règlement fixe une limite de vitesse maximale de 10 km/h sur la partie de la rivière Saint-Maurice situĂ©e entre le sud de l’île Saint-Christophe et le pont Duplessis.

Lac Duhamel (Québec)

Le Règlement fixe une limite de vitesse maximale de 10 km/h Ă  60 mètres ou moins de la rive du lac Duhamel.

Le Règlement Ă©tablit Ă©galement une limite de vitesse maximale de 30 km/h sur toutes les autres parties du lac qui ne sont pas assujetties Ă  la restriction riveraine.

Le Règlement interdit en tout temps de tirer une personne et de surfer sur le sillage sur le lac Duhamel.

Chenal Pinawa et rivière Lee (Manitoba)

Le Règlement interdit de tirer une personne de 14 h Ă  20 h les samedis et les dimanches, sur le chenal Pinawa, entre l’entrĂ©e du chenal et l’ancien barrage Pinawa.

Le Règlement interdit Ă©galement de tirer une personne en tout temps sur la rivière Lee Ă  100 mètres ou moins de la rive entre le Rock Pile (le passage Ă©troit sur la rivière Lee) et l’entrĂ©e de la rivière Lee.

De plus, Le Règlement interdit de surfer sur le sillage en tout temps sur le chenal Pinawa entre l’entrée du chenal Pinawa et l’ancien barrage Pinawa.

Enfin, Le Règlement interdit de surfer sur le sillage en tout temps sur la rivière Lee entre l’entrée du chenal Pinawa et le Rock Pile (le passage étroit sur la rivière Lee).

Pouvoir de désignation

Le Règlement dĂ©signe des agents de l’autoritĂ© du port, employĂ©s par l’administration portuaire de Windsor, Ă  titre d’agents de l’autoritĂ© visĂ©s Ă  l’article 16 du RRVUB. Leur dĂ©signation leur permet d’appliquer les restrictions locales dans les limites du port de Windsor. Ă€ l’heure actuelle, nous retrouvons trois restrictions dans les limites du port : une restriction concernant l’interdiction complète de l’utilisation de bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique et Ă  propulsion Ă©lectrique dans une portion dĂ©limitĂ©e de la rivière DĂ©troit; deux restrictions concernant des vitesses maximales Ă  respecter sur des parties dĂ©limitĂ©es distinctes de la rivière DĂ©troit.

De plus, en raison des changements apportĂ©s aux titres des agents de l’autoritĂ© et des noms de ministères desquels les administrations relèvent, des modifications aux items 16, 17 et 18 du tableau figurant Ă  l’article 16 sont introduites pour Ă©noncer correctement le titre des agents spĂ©ciaux du QuĂ©bec dans la version française du RRVUB ainsi que pour mettre Ă  jour le nom d’un ministère et les titres des agents de l’autoritĂ© du gouvernement de la Saskatchewan.

Corrections administratives

Le Règlement corrige les coordonnĂ©es gĂ©ographiques, le nom ou la description de trois plans d’eau : un en Alberta, un en Ontario et un au QuĂ©bec. Il s’agit de changements mineurs qui n’ont aucune incidence sur les utilisateurs de ces plans d’eau, si ce n’est qu’ils fournissent des descriptions plus claires et des coordonnĂ©es gĂ©ographiques prĂ©cises de chaque restriction respective.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Une prĂ©sentation sur la proposition a Ă©tĂ© donnĂ©e aux intervenants lors de la rĂ©union nationale du Conseil consultatif maritime canadien (CCMC) du printemps 2022, pendant la rencontre du ComitĂ© permanent sur la navigation de plaisance. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu Ă  ce moment. Les intervenants qui participent Ă  ces rĂ©unions sont notamment des organismes de sĂ©curitĂ© nautique, des unitĂ©s maritimes d’application de la loi, des prestataires de cours de sĂ©curitĂ© nautique, des reprĂ©sentants des gardes cĂ´tières canadienne et amĂ©ricaine, de l’industrie et du milieu universitaire, ainsi que d’autres personnes intĂ©ressĂ©es par la navigation de plaisance. D’autres discussions se sont tenues lors de la rĂ©union du CCMC de l’automne 2022. Des reprĂ©sentants de l’industrie ont soulevĂ© des questions concernant la nouvelle annexe de surf sur le sillage et se sont dits prĂ©occupĂ©s par l’introduction d’autres restrictions dans le RRVUB. Les reprĂ©sentants de TC ont soulignĂ© Ă  nouveau que le surf sur le sillage est dĂ©jĂ  une activitĂ© restreinte par l’annexe 7 et que le changement introduit la possibilitĂ© de restreindre seulement le surf sur le sillage plutĂ´t que toutes les activitĂ©s qui consistent Ă  tirer une personne.

Une consultation en ligne auprès des intervenants maritimes, y compris des groupes autochtones, a eu lieu du 7 dĂ©cembre 2022 au 6 fĂ©vrier 2023 pour une pĂ©riode de commentaires de 60 jours. Quelques commentaires ont Ă©tĂ© reçus sur les nouvelles restrictions proposĂ©es au havre Big Tub, sur la rivière Saint-Maurice et sur le lac Duhamel. Les commentaires Ă©taient partagĂ©s; certains appuyaient les nouvelles restrictions et d’autres s’y opposaient, en indiquant parfois que les restrictions allaient trop loin. Ă€ la suite de l’évaluation par TC des rĂ©ponses reçues incluant la justification fournie par les administrations locales pour l’introduction de restrictions, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© que les avantages pour la sĂ©curitĂ© et l’environnement l’emportaient sur les impacts nĂ©gatifs potentiels; par consĂ©quent, les restrictions proposĂ©es resteraient dans la soumission.

Un nombre important de commentaires ont Ă©tĂ© reçus concernant les nouvelles restrictions proposĂ©es sur la rivière Richelieu au QuĂ©bec. Un envoi de lettres d’opposition aux restrictions a Ă©tĂ© lancĂ© Ă  l’échelle locale, et TC a reçu environ 450 lettres. Les expĂ©diteurs y ont indiquĂ© qu’ils Ă©taient en dĂ©saccord avec le caractère restrictif de la proposition et ont soulignĂ© qu’une municipalitĂ© n’était pas entièrement favorable, sur la base du libellĂ© de sa rĂ©solution municipale. TC a confirmĂ© que, nonobstant la rĂ©troaction, la municipalitĂ© Ă©tait toujours favorable Ă  la proposition et qu’elle avait inscrit Ă  son budget les futures exigences relatives aux pancartes. C’est la deuxième fois que TC reçoit des demandes concernant des restrictions sur la rivière Richelieu. PrĂ©cĂ©demment, lorsqu’une opposition a Ă©tĂ© exprimĂ©e, les quatre administrations locales ont retirĂ© leur demande de restriction et ont tenu d’autres consultations. Ă€ l’époque, les opposants aux restrictions estimaient que les consultations mettaient l’accent sur les problèmes et non sur les solutions proposĂ©es dans la demande de modification. Plusieurs personnes sont favorables Ă  la prĂ©sente proposition concernant les restrictions, sur le plan de la sĂ©curitĂ© et de l’environnement.

Le processus de demande de restriction des administrations locales est coûteux, en temps et en ressources. Les administrations locales ont pris le temps de procéder à d’autres consultations et de présenter à nouveau leur demande, ce qui démontre leur engagement à mettre en œuvre des restrictions sur la rivière Richelieu. De plus, le respect de la demande des administrations locales se trouve au cœur de l’engagement pris par l’ancien ministre des Transports dans sa lettre de mandat de permettre aux provinces, aux territoires et aux administrations locales d’avoir leur mot à dire lorsqu’il est question de gérer leurs voies navigables locales. C’est pour ces raisons que TC a accepté d’inclure les restrictions proposées sur la rivière Richelieu dans le projet de Règlement.

TC a reçu plus de 20 commentaires favorables Ă  la proposition visant Ă  retirer le surf sur le sillage de l’annexe 7 et de crĂ©er une nouvelle annexe distincte pour cette activitĂ©. Quelques commentaires non favorables Ă  la proposition, Ă©manant entre autres d’une association de l’industrie, ont Ă©galement Ă©tĂ© reçus. Certains commentaires recommandaient une approche plus gĂ©nĂ©rale visant Ă  restreindre les activitĂ©s de surf sur le sillage Ă  une certaine distance par rapport au rivage et Ă  certaines profondeurs. Parmi ceux qui appuyaient la proposition, plusieurs ont aussi demandĂ© que les activitĂ©s de planche sur le sillage soient incluses dans la nouvelle annexe sur le surf sur le sillage. TC a donc Ă©valuĂ© la possibilitĂ© d’ajouter la planche sur le sillage Ă  la nouvelle annexe. Cependant, comme la planche sur le sillage est un sport de remorquage qui ne nĂ©cessite pas la crĂ©ation d’un sillage, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de le maintenir dans l’actuelle annexe 7.

TC a Ă©galement reçu des commentaires favorables sur les modifications proposĂ©es au paragraphe 2(4) [puissance motrice maximale]; un intervenant s’opposait aux modifications proposĂ©es. De nombreuses administrations locales attendaient d’être en mesure de recourir Ă  des restrictions de la puissance motrice maximale plutĂ´t qu’à des limites de vitesse. Les restrictions de la puissance motrice maximale sont plus faciles Ă  appliquer que les limites de vitesse parce qu’il est difficile pour les agents de l’autoritĂ© de donner des contraventions pour des infractions liĂ©es Ă  la vitesse sur l’eau. L’une des contraintes est que l’opĂ©rateur doit ĂŞtre stable lorsqu’il utilise un cinĂ©momètre, et les agents de l’autoritĂ© hĂ©sitent Ă  se fier uniquement Ă  cette information. En revanche, il est plus facile d’appliquer les restrictions relatives Ă  la puissance motrice. Par exemple, si la puissance motrice maximale est de 10 HP, tout ce qui dĂ©passe 10 HP ne peut ĂŞtre utilisĂ© sur ce plan d’eau.

Enfin, TC a reçu un commentaire favorable de la part d’une communauté des Premières Nations concernant l’exemption proposée à certaines restrictions relatives à l’exercice des droits autochtones.

Comme l’exige le Guide des administrations locales, les demandes de nouvelles restrictions en vertu du RRVUB doivent faire l’objet de consultations approfondies entre les intervenants et les administrations locales avant d’être soumises à TC. Ces consultations comprennent des discussions qui ne portent pas uniquement sur l’adoption de nouvelles restrictions, mais qui envisagent également des solutions alternatives non réglementaires. Les administrations locales qui demandent des restrictions ont organisé de nombreuses consultations avec les résidents, les entreprises et d’autres intervenants susceptibles d’être touchés. En général, les commentaires reçus par les participants appuyaient la demande de restrictions des activités de navigation de plaisance pour leur plan d’eau respectif étant donné que le RRVUB était considéré comme l’option la plus viable pour les administrations locales à l’avenir.

Publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Le Règlement a Ă©tĂ© publiĂ© au prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada le 17 juin 2023, en prĂ©voyant une pĂ©riode de commentaires de 60 jours. Tous les commentaires reçus ont Ă©tĂ© publiĂ©s sur le site Web de la Gazette du Canada le 16 septembre 2023. Au total, 720 commentaires ont Ă©tĂ© reçus. La plupart des commentaires concernaient les 21 nouvelles restrictions proposĂ©es sur six plans d’eau, en particulier celles sur la rivière Richelieu. En outre, plus d’une centaine des commentaires reçus portaient sur les modifications proposĂ©es au corps du texte du RRVUB. Les commentaires sont rĂ©sumĂ©s par thème, que vous trouverez ci-dessous. De plus, le rapport « Ce que nous avons entendu Â» rĂ©sumant tous les commentaires a Ă©tĂ© prĂ©parĂ© et publiĂ© sur le site Web de TC en octobre 2023. Toutes les personnes ayant Ă©mis des commentaires (les « commentateurs Â») ont Ă©tĂ© avisĂ©es de la publication du rapport.

Il est important de noter qu’à la suite de l’examen de tous les commentaires reçus sur la soumission réglementaire, TC a établi qu’aucune modification au texte réglementaire n’était requise.

Puissance motrice maximale

Un total de 13 commentaires reçus portaient sur la modification proposĂ©e au paragraphe 2(4) sur la puissance motrice maximale. Neuf commentaires reçus soutenaient la modification proposĂ©e Ă  la puissance motrice maximale dans la mesure oĂą elle amĂ©liorera la sĂ©curitĂ© de la navigation et la protection environnementale sur des voies navigables supplĂ©mentaires.

Deux commentaires s’opposaient à l’imposition d’une puissance motrice maximale puisqu’elle serait discriminatoire envers les bateaux plus puissants et de plus grande taille. TC a bien compris cette préoccupation, mais a finalement déterminé qu’il serait plus approprié de confier aux administrations locales la décision d’imposer une puissance motrice maximale. Celles-ci sont les mieux placées pour identifier et évaluer les incidences potentielles pour les utilisateurs et en conséquence établir les limites raisonnables. Un commentateur a suggéré que les administrations locales ne devraient pas disposer de pouvoirs de décision sur les eaux navigables. TC n’est pas d’accord avec ce point de vue puisque l’esprit du RRVUB est de fournir aux administrations locales un pouvoir de décision sur les solutions aux enjeux des voies navigables qu’elles sont mieux outillées à évaluer. En effet, des efforts en cours dans le cadre de l’initiative de modernisation du RRVUB visent à confier davantage de responsabilités aux administrations locales. Finalement, un commentateur considère que d’autres lois et règlements tels que le Règlement sur les petits bâtiments pourraient mieux encadrer l’utilisation dangereuse des bâtiments que des restrictions sur la puissance des moteurs. Bien que le Règlement sur les petits bâtiments contient des dispositions générales sur la sécurité des bateaux, la plupart des voies navigables doivent également être évaluées au cas par cas afin que les enjeux spécifiques au plan d’eau puissent être traités selon les restrictions visant l’utilisation des bâtiments.

Mise Ă  jour des exemptions

Un seul commentaire reçu portait sur les exemptions prévues en vertu du RRVUB. Le commentateur n’appuyait pas les exemptions pour les pêcheurs, sans toutefois justifier sa position. TC est d’avis que les exemptions pour les pêcheurs, sous certaines restrictions du RRVUB, doivent être explicitement mentionnées afin de garantir que les détenteurs de permis de pêche fédéraux puissent bénéficier des mêmes droits que les détenteurs de permis de pêche provinciaux.

Restrictions relatives au surf sur le sillage

Quarante et un commentaires portaient sur la proposition de retirer les restrictions relatives au surf sur le sillage de l’annexe 7 et de les inclure dans l’annexe 7.1 afin de crĂ©er une restriction qui ne s’applique qu’à cette activitĂ©. De ce nombre, 21 commentateurs soutenaient la nouvelle annexe proposĂ©e relative au surf sur le sillage dans la mesure oĂą elle amĂ©liorera la sĂ©curitĂ© de la navigation et la protection de l’environnement (par exemple l’attĂ©nuation des effets de l’érosion), et protĂ©gera les intĂ©rĂŞts du public, en attĂ©nuant notamment les dommages potentiels aux infrastructures cĂ´tières comme les quais. Au fil des ans, le surf sur le sillage est devenu une source de prĂ©occupations majeures dans les voies navigables locales qui ne sont pas adaptĂ©es Ă  ce sport.

Trois commentateurs ont demandĂ© pourquoi la planche nautique n’était pas soumise Ă  la restriction Ă©tant donnĂ© que le sport, qui consiste Ă  tracter une personne sur une planche Ă  l’arrière d’un bateau spĂ©cialement conçu Ă  cet effet, peut aussi ĂŞtre pratiquĂ© au moyen du système de ballasts du bateau pour crĂ©er un plus grand sillage. TC a Ă©valuĂ© l’inclusion de la planche nautique dans la nouvelle annexe. Toutefois, Ă©tant donnĂ© que cette activitĂ©, comme d’autres sports nautiques de traction, ne nĂ©cessite pas la crĂ©ation d’un sillage (contrairement au surf sur le sillage), elle n’est pas touchĂ©e par la restriction. Les administrations locales ont toujours l’option d’imposer des restrictions globales sur les sports nautiques de traction (par exemple interdiction de la planche nautique, du ski nautique) en vertu de l’annexe 7 du RRVUB s’il est dĂ©terminĂ© que ces activitĂ©s rĂ©crĂ©atives engendrent des problèmes liĂ©s aux voies navigables.

Trois commentateurs ont suggéré de bannir le surf sur le sillage dans l’ensemble du pays. TC juge cette proposition déraisonnable, car elle serait discriminatoire envers un sport nautique qui peut être pratiqué en toute sécurité sur des voies navigables adaptées.

Neuf commentateurs ont proposĂ© de mettre en Ĺ“uvre une politique nationale qui imposerait des restrictions sur le surf sur le sillage en fonction de la longueur, de la largeur et de la profondeur des voies navigables. TC a Ă©valuĂ© cette possibilitĂ© et a conclu que les administrations locales Ă©taient mieux Ă©quipĂ©es pour comprendre ces problĂ©matiques et proposer des solutions uniques pour leurs plans d’eau respectifs, et ce, en raison de la nature et des caractĂ©ristiques des plans d’eau. Deux commentateurs ont suggĂ©rĂ© l’imposition d’une restriction ayant pour but de gĂ©rer les sillages excessifs, Ă©tant donnĂ© que d’autres activitĂ©s rĂ©crĂ©atives peuvent aussi ĂŞtre pratiquĂ©es sur des sillages. TC a Ă©valuĂ© cette option en consultation avec des partenaires d’application de la loi. Tous ont convenu qu’il serait difficile d’établir un seuil raisonnable et appropriĂ© pour le sillage « excessif Â» qui pourrait ĂŞtre appliquĂ© de façon uniforme, et qu’une telle restriction ne serait pas pratique Ă  appliquer, car les bâtiments en mouvement continu pourraient se dĂ©placer d’une zone Ă  une autre et ainsi, le sillage produit pourrait passer d’excessif Ă  raisonnable.

Finalement, trois commentateurs ont indiqué qu’ils étaient catégoriquement contre l’imposition de restrictions sur le surf sur le sillage, mais n’ont pas fourni de justifications. TC juge que les restrictions relatives au surf sur le sillage peuvent constituer une solution appropriée pour traiter des questions relatives aux voies navigables.

Nouvelles restrictions

TC a reçu des demandes d’administrations locales pour 21 nouvelles restrictions concernant six plans d’eau. La section suivante prĂ©sente une vue d’ensemble des commentaires reçus pour chaque plan d’eau pour laquelle de nouvelles restrictions sont mises en Ĺ“uvre.

Havre Big Tub (Ontario)

TC a reçu 35 commentaires en soutien aux restrictions proposĂ©es pour traiter les questions relatives Ă  la sĂ©curitĂ© et pour protĂ©ger l’environnement et les intĂ©rĂŞts du public.

Rivière Richelieu (Québec)

Au total, TC a reçu 346 commentaires concernant les restrictions proposĂ©es sur la rivière Richelieu. Il est important de noter que l’imposition de restrictions sur la voie navigable est depuis longtemps la source d’une profonde polarisation pour cette rivière. Les administrations locales ont d’ailleurs Ă©tĂ© contraintes de retirer une proposition originale en 2019, de réévaluer des solutions et de tenir des consultations supplĂ©mentaires. Au total, 267 commentateurs, comprenant notamment des organisations non gouvernementales, ont exprimĂ© leur appui aux restrictions proposĂ©es pour traiter les questions relatives Ă  la sĂ©curitĂ© et pour protĂ©ger l’environnement et les intĂ©rĂŞts du public.

Ă€ l’inverse, 66 commentateurs n’étaient pas en faveur des restrictions proposĂ©es. Ceux-ci ont mentionnĂ© ne pas avoir Ă©tĂ© consultĂ©s de manière appropriĂ©e et se disent en dĂ©saccord avec le caractère restrictif de la proposition. Sur la base du libellĂ© de la rĂ©solution municipale, ils ont aussi notĂ© qu’une municipalitĂ© n’avait pas offert son plein soutien. De plus, ils ont estimĂ© que la combinaison des diverses zones de limitation de vitesse pourrait avoir un effet prĂ©judiciable en ce qui concerne la congestion, la crĂ©ation de sillages par les arrĂŞts frĂ©quents des bâtiments et la diminution de la fluiditĂ© du trafic qui pourrait avoir une incidence sur la sĂ©curitĂ© de la navigation. Les commentateurs sont aussi en dĂ©saccord avec l’imposition de restrictions sur le surf sur le sillage pendant les fins de semaine. Ils ont dĂ©clarĂ© que les restrictions devraient ĂŞtre retirĂ©es de la proposition et que les administrations locales devraient consulter Ă  nouveau les intervenants afin d’élaborer une proposition rĂ©glementaire saine et productive pour la voie navigable. Certains croient que les restrictions ont Ă©tĂ© proposĂ©es soit pour composer avec une minoritĂ© de dĂ©linquants, soit pour rĂ©pondre Ă  une minoritĂ© d’intervenants inquiets.

TC juge que les administrations locales ont mené des consultations approfondies et effectué une analyse exhaustive pour trouver le juste équilibre entre la sécurité de la navigation et la protection de l’environnement, tout en minimisant les répercussions sur les utilisateurs de la voie navigable.

Un représentant du secteur, représentant les marinas locales, soutenait certaines des restrictions proposées, mais pas les restrictions relatives au surf sur le sillage la fin de semaine dans la mesure où elles entraîneraient des répercussions sur les intervenants locaux qui pratiquent ce sport, ainsi que sur les voies navigables voisines qui verraient leur trafic augmenter. Lorsque les administrations locales proposent des restrictions, on s’attend à ce qu’elles tiennent compte des répercussions sur les utilisateurs des plans d’eau. Dans le cas de la restriction sur le surf sur le sillage sur la rivière Richelieu, les administrations locales se sont concentrées sur la recherche du meilleur compromis pour tous les utilisateurs de la voie navigable. Il est à noter que d’autres zones de la voie navigable, où les activités de surf sur le sillage peuvent être pratiquées en toute sécurité et à certaines périodes durant la semaine, sont à la disposition des adeptes du sport.

Six commentateurs ont soutenu les restrictions, mais jugent que des mesures plus agressives devraient ĂŞtre mises en place, comme des interdictions d’ancrage dans certains secteurs et l’établissement de zones interdites aux planches nautiques. Les restrictions concernant ces dernières ne peuvent s’appliquer Ă  l’heure actuelle. TC et la communautĂ© nautique reconnaissent que tout ce qui bouge dans l’eau crĂ©e un sillage et que celui-ci, s’il n’est pas contrĂ´lĂ©, peut avoir une incidence nĂ©gative sur les autres utilisateurs de la voie navigable et les berges. En ce qui concerne les restrictions relatives Ă  l’ancrage, le droit d’ancrage fait partie en common law du droit du public Ă  la navigation. De nombreuses raisons justifient l’ancrage ou le mouillage, notamment pour assurer la sĂ©curitĂ© des occupants d’un bâtiment et les bâtiments sont libres de jeter l’ancre temporairement lĂ  oĂą il est sĂ©curitaire de le faire. Des analyses supplĂ©mentaires sont requises pour cerner les besoins et Ă©tablir la faisabilitĂ© de l’imposition d’une telle restriction dans le cadre du RRVUB. Ă€ cet Ă©gard, TC a lancĂ© une consultation sur l’ancrage Ă  long terme (par exemple les hĂ©bergements flottants) d’octobre Ă  dĂ©cembre 2023 qui fournira Ă  TC les points de vue des intervenants sur le sujet. Nous invitons les intervenants Ă  faire part de leurs commentaires dans le cadre de l’initiative de modernisation.

Un commentateur a suggéré que les restrictions devraient dépendre de la taille des bâtiments et du sillage qu’ils produisent, plutôt que de soumettre tous les bateaux au même régime. Comme nous l’avons déjà dit, les administrations locales ont, dans le cadre de consultations, effectué une évaluation complète des mesures potentielles à mettre en place. Les restrictions choisies représentent une tentative de trouver le bon équilibre pour tous les usagers des voies navigables.

Deux commentateurs ont suggéré que l’imposition de restrictions de vitesse ne serait pas possible en raison des ressources limitées des entités d’application de la loi. En ce qui concerne ces dernières, les administrations locales ont la responsabilité de faire en sorte qu’un régime d’application de la loi soit en place pour assurer la conformité aux restrictions.

En dernier lieu, trois commentateurs ont soulignĂ© une erreur dans la section du rĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation (REIR) qui dĂ©crit la restriction limitant la traction et le surf sur le sillage sur la portion de 50 km/h de la voie navigable. PlutĂ´t que d’interdire le surf sur le sillage durant les après-midi de fins de semaine, le libellĂ© indique que l’activitĂ© n’est permise que durant ces pĂ©riodes. Un erratum a Ă©tĂ© publiĂ© le 1er juillet 2023 pour corriger la section de la description et TC a corrigĂ© le texte dans ce REIR.

Rivière Saint-Maurice (Québec)

Au total, 48 commentaires ont Ă©tĂ© reçus concernant la rivière Saint-Maurice. Parmi ceux-ci, 46 exprimaient leur soutien aux restrictions proposĂ©es pour traiter les questions relatives Ă  la sĂ©curitĂ© et pour protĂ©ger l’environnement et les intĂ©rĂŞts du public.

Un commentateur a suggĂ©rĂ© d’élargir la zone assujettie aux restrictions jusqu’à un barrage local, Ă©tant donnĂ© que des problèmes peuvent Ă©galement survenir dans cette portion de la voie navigable. Un autre commentateur a suggĂ©rĂ© la mise en place de mesures plus agressives sur la voie navigable, comme une limite de vitesse de 5 km/h le long de la rive. TC juge que l’administration locale a Ă©tabli ses restrictions sur la base de consultations exhaustives et d’une analyse complète des enjeux, et de ce fait soutient les dĂ©cisions des administrations locales. Cependant, si nĂ©cessaire, l’administration locale peut soumettre une demande de restrictions supplĂ©mentaires ou diffĂ©rentes Ă  l’avenir.

Lac Duhamel (Québec)

Au total, 70 commentaires ont Ă©tĂ© reçus concernant le lac Duhamel. Parmi ceux-ci, 42 exprimaient leur soutien aux restrictions proposĂ©es pour traiter les questions relatives Ă  la sĂ©curitĂ© et pour protĂ©ger l’environnement et les intĂ©rĂŞts du public.

Au total, 22 commentateurs ont soutenu les restrictions, mais jugeaient que des mesures encore plus strictes devraient ĂŞtre mises en place, comme des limites de vitesse infĂ©rieures Ă  10 km/h sur l’ensemble du lac et l’établissement de zones interdites aux sillages. Six commentateurs se sont dit en dĂ©saccord avec les restrictions, ou certaines d’entre elles (par exemple ils ne soutenaient pas les restrictions relatives Ă  la traction ou aux limites de vitesse), et ont demandĂ© davantage d’analyses et de consultations. TC juge que l’administration locale a Ă©tabli ses restrictions sur la base de consultations exhaustives et d’une analyse complète des enjeux.

Des restrictions concernant la production de sillage ne peuvent s’appliquer Ă  l’heure actuelle. TC et la communautĂ© nautique reconnaissent que tout ce qui bouge dans l’eau crĂ©e un sillage et que celui-ci, s’il n’est pas contrĂ´lĂ©, peut avoir une incidence nĂ©gative sur les autres utilisateurs de la voie navigable. C’est pourquoi TC tente de sensibiliser les conducteurs de bateaux aux effets du sillage sur les autres et sur l’environnement. Il est important de noter que les propriĂ©taires de bateaux peuvent ĂŞtre tenus responsables des dommages ou des prĂ©judices qu’ils causent avec leur bâtiment conformĂ©ment Ă  l’article 1007 du Règlement sur les petits bâtiments et recevoir une amende en vertu du Règlement sur les contraventions.

Chenal Pinawa et rivière Lee (Manitoba)

Au total, 90 commentaires ont Ă©tĂ© reçus au sujet du chenal Pinawa et de la rivière Lee. Parmi ceux-ci, 63 exprimaient leur soutien aux restrictions proposĂ©es pour traiter les questions relatives Ă  la sĂ©curitĂ© et pour protĂ©ger l’environnement et les intĂ©rĂŞts du public.

Neuf commentateurs ont jugĂ© que les restrictions proposĂ©es ne feraient que dĂ©placer le problème dans d’autres zones des voies navigables ou mĂŞme sur d’autres plans d’eau, suggĂ©rant que des analyses supplĂ©mentaires seraient nĂ©cessaires pour rĂ©soudre les problèmes ou qu’on devrait considĂ©rer la possibilitĂ© d’élargir les restrictions Ă  d’autres zones. Trois commentateurs n’ont pas soutenu les restrictions jugeant que le processus n’était pas fondĂ© sur des donnĂ©es probantes et qu’elles n’étaient proposĂ©es que pour rĂ©pondre aux prĂ©occupations d’une minoritĂ© de citoyens locaux vivant sur les berges de la voie navigable. Un commentateur a suggĂ©rĂ© de limiter la puissance des moteurs des bâtiments Ă  5 HP, de limiter les sports nautiques de traction et le surf sur le sillage en tout temps, et d’augmenter la prĂ©sence des entitĂ©s d’application de la loi. Un commentateur a soutenu les restrictions sur le surf sur le sillage, mais pas celles sur les sports nautiques de traction. Ă€ l’opposĂ©, un autre commentateur est d’avis que le surf sur le sillage devrait ĂŞtre interdit sur l’ensemble du chenal Pinawa. Finalement, trois commentateurs ont demandĂ© que les restrictions sur les activitĂ©s soient modifiĂ©es, de 100 m Ă  30 m du rivage.

TC juge que l’administration locale a mené des consultations approfondies avec les intervenants et a effectué une analyse exhaustive pour trouver le juste équilibre entre la sécurité de la navigation et la protection de l’environnement, tout en minimisant les répercussions sur les utilisateurs de la voie navigable.

Sept commentateurs ont jugé que les restrictions proposées sur le surf sur le sillage entraîneraient une répercussion négative sur les intervenants locaux qui pratiquent ce sport. TC comprend les préoccupations des adeptes de cette activité. Lorsque les administrations locales proposent des restrictions sur les voies navigables, on s’attend à ce qu’elles tiennent compte des répercussions sur les utilisateurs des plans d’eau. Dans le présent cas, il y a d’autres zones de la voie navigable où les activités de surf sur le sillage sont permises et peuvent être pratiquées en toute sécurité.

Deux commentateurs ont suggéré la possibilité d’imposer une restriction sur l’utilisation des systèmes de ballasts des bateaux de planche nautique, généralement utilisés pour créer un grand sillage sur lequel surfer. De plus, les deux commentateurs sont d’avis que TC devrait au minimum imposer des restrictions sur la pratique du surf sur le sillage fondées sur la longueur, la largeur et la profondeur des voies navigables. TC devrait traiter des enjeux similaires relatifs à ce sport dans les voies navigables de l’ensemble du pays en établissant les zones qui conviennent à sa pratique. Comme nous l’avons mentionné dans la section sur le surf sur le sillage ci-dessus, TC a évalué cette possibilité. Toutefois, en raison de la nature et des caractéristiques uniques des différentes voies navigables, TC juge que les administrations locales sont mieux à même de comprendre les enjeux et de trouver des solutions pour leurs plans d’eau respectifs. En consultation avec les entités d’application de la loi, TC a évalué l’idée de limiter le ballast. Toutefois, il s’agirait d’une restriction difficile à imposer, car l’utilisation du ballast est complexe à définir et à déterminer.

Pouvoir de désignation

Deux commentateurs des administrations portuaires ont souligné l’importance de la désignation d’application pour les administrations portuaire d’un bout à l’autre du pays pour assurer le respect des restrictions relatives à l’utilisation des bâtiments dans leurs eaux juridictionnelles. TC continuera de travailler avec les administrations portuaires pour évaluer les exigences d’application de la loi sur leurs eaux juridiques.

Commentaires généraux

Soixante-huit commentaires ont Ă©tĂ© reçus au sujet de la proposition dans son ensemble. Parmi ceux-ci, 62 soutenaient la proposition afin d’amĂ©liorer la protection de l’environnement et la sĂ©curitĂ© de la navigation.

Cinq commentateurs se sont opposés aux modifications proposées, jugeant que le Règlement créerait un fardeau sans avantage. TC n’est pas d’accord avec ce point de vue. Pendant de nombreuses années, les administrations locales ont traité les questions relatives aux voies navigables du mieux qu’elles le pouvaient, adoptant souvent des mesures de rechange comme des campagnes de sensibilisation et le développement de codes d’éthique. Plusieurs enjeux ciblés touchent les voies navigables canadiennes, lesquels peuvent mettre en danger les utilisateurs et avoir une incidence négative sur l’environnement. Les administrations locales ont déposé en dernier recours une demande de restrictions sur l’utilisation des bâtiments en vertu du RRVUB. L’identification du problème, l’analyse des solutions et des consultations publiques sont entreprises pour assurer l’adoption d’une approche équilibrée entre l’atténuation des problèmes et la réduction au minimum des répercussions sur les utilisateurs de la voie navigable.

En dernier lieu, un commentateur est d’avis que le régime de contraventions était insuffisant pour assurer l’observation de la loi sur les voies navigables canadiennes. Le commentateur a suggéré qu’un régime plus sévère devrait être établi, selon lequel les contrevenants pourraient recevoir de plus fortes amendes ou voir leur bâtiment confisqué. TC considère que l’actuel régime de contraventions en vertu du RRVUB est juste et bien adapté aux infractions qu’il sanctionne. Le régime qui couvre les infractions au Code de la route (par exemple non-respect des limites de vitesse, conduite à l’extérieur de la chaussée) impose des niveaux de contravention comparables.

Analyse de la réglementation

Trois commentateurs sont d’avis que les coûts associés à la mise en œuvre des restrictions, assumés par les administrations locales, seraient compensés par les avantages de la réglementation et des économies de coûts éventuels occasionnés par exemple par l’atténuation des répercussions environnementales négatives.

Deux commentateurs ont fait part de leur point de vue sur les incidences pour l’industrie maritime sur la rivière Richelieu et le lac Duhamel. Ils jugent que l’industrie maritime s’adapterait aux répercussions de ces restrictions et augmenterait leurs inventaires au moyen d’embarcations à propulsion humaine, ce qui permettrait une meilleure intégration des activités de tous les bâtiments sur ces voies navigables.

Un commentateur a fait part de ses préoccupations concernant les coûts élevés qu’entraînent les exigences en matière de signalisation sur la rivière Richelieu. Il a mentionné avoir développé une application pour téléphone intelligent dans laquelle il serait possible d’intégrer les restrictions à une carte électronique à un coût moindre que celui de la signalisation physique. Bien que TC désire en savoir davantage sur cette application développée par l’intervenant, les exigences actuelles en vertu du RRVUB obligent les administrations locales à installer une signalisation physique informant les utilisateurs de la voie navigable des restrictions en vigueur. Le commentaire ouvre la voie à des discussions futures avec le développeur sur les avantages potentiels qu’une telle application pourrait avoir sur la conformité aux restrictions relative aux voies navigables dans l’ensemble du pays.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’approche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ĺ“uvre des traitĂ©s modernes, une analyse a Ă©tĂ© entreprise pour dĂ©terminer si la proposition pouvait entraĂ®ner des rĂ©percussions sur les traitĂ©s modernes. Cette Ă©valuation a tenu compte de la portĂ©e gĂ©ographique et de l’objet de la proposition par rapport aux traitĂ©s modernes en vigueur, et aucune obligation dĂ©coulant d’un traitĂ© moderne n’a Ă©tĂ© identifiĂ©e. Le projet de règlement a Ă©tĂ© inclus dans la mise Ă  jour de novembre 2022 sur les initiatives Ă  venir de TC qui a Ă©tĂ© envoyĂ© aux communautĂ©s et organisations autochtones.

Choix de l’instrument

Le RRVUB permet à tout ordre de gouvernement de demander au gouvernement fédéral de restreindre l’utilisation de bâtiments sur tout plan d’eau au Canada. Les administrations locales sont encouragées à trouver des solutions alternatives non réglementaires avant de demander l’ajout d’une restriction dans le RRVUB. Le processus de demande exige que les administrations locales organisent des consultations afin d’étudier d’autres solutions alternatives. Toutefois, lorsque celles-ci s’avèrent inefficaces, les restrictions réglementaires sont parfois la seule option de rechange efficace. Lorsque les administrations locales déterminent que l’établissement de restrictions dans le RRVUB est la seule solution viable, une demande est déposée auprès de TC.

Les modifications concernant la puissance motrice maximale ainsi que les restrictions relatives au surf sur le sillage offrent aux administrations locales plus de possibilités et de flexibilité pour établir des restrictions propres à leur situation particulière. Les restrictions préalablement disponibles dans le RRVUB empêchaient certaines administrations locales d’appliquer une solution qui répondrait spécifiquement à leurs préoccupations. Par exemple, les administrations locales auraient dû restreindre toutes les activités de remorquage pour résoudre le problème du surf sur le sillage sur leurs plans d’eau locaux. Cela aurait pu entraîner des situations où les restrictions sur les plans d’eau locaux ne seraient pas alignées sur les problèmes de sécurité et/ou environnementaux auxquels la communauté locale est confrontée. Des modifications réglementaires ont été jugées nécessaires afin d’adapter les options de restriction à la disposition des administrations locales, contribuant ainsi à éviter les situations où les administrations locales devraient imposer des restrictions supplémentaires et indésirables afin de restreindre le surf sur le sillage sur les plans d’eau locaux.

Les agents de l’autorité employés par le port de Windsor doivent être désignés comme agents de l’autorité dans le RRVUB. Il n’existe pas d’option non réglementaire qui permettrait à ces agents de faire respecter le RRVUB.

Pour s’assurer que le RRVUB reste exact et à jour, des corrections techniques sont requises. Il n’existe pas d’options non réglementaires pour apporter de telles corrections.

L’incorporation par renvoi est utilisĂ©e pour les exigences techniques relatives Ă  la signalisation afin que les mises Ă  jour puissent ĂŞtre effectuĂ©es rapidement et en temps opportun. Cela garantit que les modifications apportĂ©es aux exigences techniques pour la signalisation, par exemple, Ă  des fins de sĂ©curitĂ©, puissent ĂŞtre diffusĂ©es plus rapidement que si elles devaient ĂŞtre apportĂ©es sous forme de modification au RRVUB dans le cadre du processus rĂ©glementaire, ce qui peut prendre du temps. En l’absence de l’incorporation, les exigences en matière de signalisation Ă©noncĂ©es dans le RRVUB continueraient probablement de ne pas correspondre aux directives techniques publiĂ©es sur la signalisation, ce qui pourrait crĂ©er de l’ambiguĂŻtĂ© et de la confusion pour les administrations locales. De plus, une telle ambiguĂŻtĂ© pourrait avoir pour consĂ©quence que la signalisation ne soit pas mise Ă  jour de manière cohĂ©rente et appropriĂ©e, ce qui pourrait entraĂ®ner des consĂ©quences sur la sĂ©curitĂ©. L’incorporation par renvoi a Ă©tĂ© choisie pour rĂ©duire l’ambiguĂŻtĂ© sur les exigences de signalisation et s’assurer que les changements aux exigences de signalisation pour les communautĂ©s locales de plaisanciers sont communiquĂ©s et mis en Ĺ“uvre en temps opportun, ce qui pourrait, Ă  son tour, entraĂ®ner des avantages en matière de sĂ©curitĂ©. Étant donnĂ© que les administrations locales s’appuient dĂ©jĂ  sur le TP 15400F existant pour les mises Ă  jour de la signalisation, son incorporation ne devrait pas entraĂ®ner d’impacts ou de coĂ»ts supplĂ©mentaires pour les parties prenantes.

Analyse de la réglementation

Changements Ă  l’analyse coĂ»ts-avantages depuis la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Bien qu’aucune modification n’ait Ă©tĂ© requise Ă  la suite des commentaires des intervenants soumis lors de la publication prĂ©alable (pour plus de dĂ©tails, voir Consultation — Publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada — Analyse de la rĂ©glementation), la pĂ©riode d’analyse et l’annĂ©e de base de l’actualisation ont Ă©tĂ© mises Ă  jour pour correspondre Ă  l’annĂ©e d’inscription prĂ©vue, c’est-Ă -dire 2023rĂ©fĂ©rence 2. Plus prĂ©cisĂ©ment :

Par consĂ©quent, le coĂ»t monĂ©tisĂ© total (en valeur actuelle) a Ă©tĂ© ajustĂ© de 3,17 millions de dollars Ă  2,96 millions de dollars en raison de la modification de l’annĂ©e de base de l’actualisationrĂ©fĂ©rence 3.

Avantages et coûts

Le Règlement donne lieu à la création d’une annexe distincte pour le surf sur le sillage et établit 21 nouvelles restrictions sur six plans d’eau. Le Règlement interdit également l’utilisation de certains bâtiments à propulsion mécanique ou bâtiments à propulsion électrique sur des plans d’eau locaux où les bâtiments à grande puissance pourraient poser des risques pour la sécurité et l’environnement. De plus, le Règlement inclut également la désignation d’agents de l’autorité employés par l’Administration portuaire de Windsor. Enfin, le Règlement permet l’apport de corrections administratives mineures.

L’introduction de nouvelles restrictions entraîne des coûts pour les administrations locales qui ont demandé une nouvelle restriction, ainsi que des coûts au Gouvernement du Canada (le gouvernement). Le Règlement entraîne également des coûts mineurs pour l’Administration portuaire de Windsor et le gouvernement pour la formation liée à la désignation.

En outre, le Règlement devrait permettre une plus grande protection de l’environnement et l’amĂ©lioration de la sĂ©curitĂ© de tous les utilisateurs des plans d’eau. Dans l’ensemble, les avantages du Règlement devraient surpasser les coĂ»ts, en augmentant la sĂ©curitĂ© des utilisateurs de la voie navigable, rĂ©duisant les effets nĂ©gatifs sur l’environnement et servant l’intĂ©rĂŞt public. De plus amples dĂ©tails sur les avantages qualitatifs du Règlement sont prĂ©sentĂ©s Ă  la section « Avantages Â» ci-dessous.

Les coûts et les avantages ont été évalués conformément à la Politique sur l’analyse coûts-avantages du Conseil du Trésor du Canada (SCT). Dans la mesure du possible, les incidences sont quantifiées et monétisées, et seuls les coûts et les avantages directs pour les intervenants sont pris en compte dans l’analyse coûts-avantages.

Les avantages et les coûts associés au Règlement ont été évalués en comparant le scénario de référence et le scénario réglementaire. Le scénario de référence décrit ce qui est susceptible de se produire à l’avenir si le gouvernement ne met pas en œuvre le Règlement. Le scénario réglementaire fournit des renseignements sur les résultats escomptés à la suite du Règlement. De plus amples détails sur ces deux scénarios sont présentés ci-dessous.

Cadre analytique

L’analyse a fourni une estimation de l’incidence du Règlement de 2023 Ă  2033. La pĂ©riode d’analyse commence en 2023, car il s’agit de l’annĂ©e d’enregistrement prĂ©vue. Sauf indication contraire, toutes les valeurs sont exprimĂ©es en valeur actuelle en dollars canadiens de 2022, actualisĂ©s par rapport Ă  l’annĂ©e 2023 Ă  un taux d’actualisation de 7 %.

Intervenants touchés

Compte tenu des restrictions supplémentaires introduites, les administrations locales de toute juridiction auront la possibilité de restreindre certaines activités sur leurs plans d’eau locaux. De plus, les administrations locales du havre Big Tub (Ontario), de la rivière Richelieu (Québec), de la rivière Saint-Maurice (Québec), du lac Duhamel (Québec), du chenal Pinawa et de la rivière Lee (Manitoba) sont particulièrement touchées étant donné que le Règlement fixe des restrictions sur les plans d’eau sous leur juridiction. Les administrations locales sont également responsables des coûts liés aux restrictions sur leurs plans d’eau.

Les membres du public vivant à proximité des plans d’eau seront touchés par les restrictions, qui devraient avoir des incidences sur les possibilités de loisirs de certains utilisateurs de ces plans d’eau et d’améliorer la sécurité d’autres utilisateurs. En plus, les restrictions devraient également avoir une incidence sur les entreprises qui proposent des services d’activité de remorquage dans certaines régions.

Le Règlement aura également une incidence sur l’Administration portuaire de Windsor, puisque trois de ses agents de l’autorité sont tenus de suivre une formation offerte par TC pour obtenir le pouvoir de désignation.

Scénario de référence et scénario réglementaire

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, le RRVUB restreint les activitĂ©s et la navigation de bâtiments dans les plans d’eau canadiens dĂ©signĂ©s aux annexes. Toutefois, le RRVUB n’inclurait pas d’annexe distincte pour les restrictions relatives au surf sur le sillage ni de modifications visant Ă  interdire l’utilisation de certains bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique ou Ă  propulsion Ă©lectrique sur tous les plans d’eau. De plus, les six plans d’eau — le havre Big Tub (Ontario), la rivière Richelieu (QuĂ©bec), la rivière Saint-Maurice (QuĂ©bec), le lac Duhamel (QuĂ©bec), le chenal Pinawa et la rivière Lee (Manitoba) — ne seraient pas inclus dans les annexes du RRVUB. Le RRVUB ne confĂ©rerait pas non plus de pouvoir de dĂ©signation aux agents de l’autoritĂ© employĂ©s par l’Administration portuaire de Windsor. De plus, bien que les droits des peuples autochtones aient toujours Ă©tĂ© protĂ©gĂ©s par le RRVUB, ils ne seraient pas clairement prescrits expressĂ©ment dans le RRVUB. Les articles du RRVUB relatifs aux exigences techniques sur la signalisation resteraient inchangĂ©s et, par consĂ©quent, continuerait probablement Ă  ne pas ĂŞtre alignĂ© avec le TP 15400F. Enfin, certaines coordonnĂ©es gĂ©ographiques demeureraient imprĂ©cises ou inexactes, ce qui pourrait crĂ©er de l’ambiguĂŻtĂ© pour les intervenants et les agents de l’autoritĂ©.

Dans le scĂ©nario de rĂ©glementation, le Règlement crĂ©e une annexe distincte concernant le surf sur le sillage et introduit 21 restrictions sur les six plans d’eau mentionnĂ©s plus haut. Le Règlement permet l’interdiction (Ă  la demande des administrations locales) de certains bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique ou Ă  propulsion Ă©lectrique sur l’ensemble des plans d’eau visĂ© par le RRVUB (c’est-Ă -dire pas seulement sur les plans d’eau Ă  accès contrĂ´lĂ© ou plans d’eau dans un parc public). De plus, le Règlement dĂ©signe des agents de l’autoritĂ© du port, employĂ©s par l’Administration portuaire de Windsor, Ă  titre d’agents de l’autoritĂ©, et apporte des mises Ă  jour mineures de nature administrative pour plus de clartĂ© et de prĂ©cision. De plus, le Règlement introduit une exemption de l’application de certaines restrictions prĂ©cises (par exemple utiliser un bâtiment dans les eaux visĂ©es par des restrictions) pour clarifier les droits des peuples autochtones, qui sont reconnus et confirmĂ©s par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Finalement, les articles 8 et 9 du Règlement, qui contiennent les exigences techniques sur la signalisation, sont abrogĂ©s du RRVUB, et les exigences concernant la signalisation sont incluses dans une publication de Transports qui est incorporĂ©e par renvoi dans le RRVUB.

Les modifications portant sur les exigences techniques relatives à la signalisation, les droits autochtones et les corrections de nature administrative ne sont pas susceptibles d’entraîner des coûts. Les modifications en question sont décrites ci-dessous.

Exigences techniques relatives Ă  la signalisation

Une publication de TC (TP 15400F), qui fournit des conseils techniques et des mises Ă  jour sur les exigences indiquĂ©es aux articles 8 et 9 du RRVUB existe dĂ©jĂ . Étant donnĂ© que tous les intervenants concernĂ©s s’appuient dĂ©jĂ  sur ce TP et effectuent toutes les mises Ă  jour en consĂ©quence, aucun coĂ»t supplĂ©mentaire associĂ© Ă  l’incorporation de ce TP par renvoi dans le RRVUB n’est prĂ©vu.

Mise Ă  jour des exemptions

Les peuples autochtones sont actuellement exemptĂ©s de restrictions spĂ©cifiques (par exemple l’utilisation d’un bâtiment dans les eaux visĂ©es par des restrictions) de manière Ă  reconnaĂ®tre l’exercice de leurs droits existants, reconnus par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Par consĂ©quent, aucun coĂ»t supplĂ©mentaire associĂ© Ă  l’explication de ces exemptions dans le RRVUB n’est prĂ©vu.

De même, à titre de pratique exemplaire, TC accorde déjà des exemptions aux restrictions d’utilisation des bâtiments aux personnes qui détiennent un permis de pêche fédéral. Par conséquent, aucun coût supplémentaire associé à cette modification n’est prévu.

Corrections de nature administrative

La mise à jour des coordonnées géographiques, du nom ou de la description de trois plans d’eau n’engendre pas de coûts, étant donné que ces corrections sont effectuées afin de clarifier la description et de fournir des coordonnées géographiques précises pour chacune des restrictions.

Coûts référence 4

Les coĂ»ts totaux associĂ©s au Règlement sont estimĂ©s Ă  2,96 millions de dollars (M$). De ce montant, 2,81 M$ incomberaient aux intervenants touchĂ©s, et 0,15 M$ (tel un coĂ»t d’opportunitĂ©) Ă  TC (reprĂ©sentant le gouvernement du Canada). TC va gĂ©rer ces coĂ»ts au moyen des ressources existantes.

Puissances motrices maximales

Le Règlement Ă©tend la portĂ©e d’application du paragraphe 2(4) du RRVUB Ă  tous les types de plans d’eau. Cela se traduira par une hausse du nombre de demandes de restriction dĂ©posĂ©es auprès de TC par les administrations locales concernant la puissance motrice maximale. Selon des experts en la matière du Ministère, cet Ă©largissement de la portĂ©e d’application du paragraphe 2(4) devrait se traduire par le dĂ©pĂ´t de trois nouvelles demandes par annĂ©e, par les administrations locales, de 2025 Ă  2027. Par la suite, on estime qu’une seule nouvelle demande par annĂ©e serait dĂ©posĂ©e lors des annĂ©es subsĂ©quentes (de 2028 Ă  2033).

Selon les estimations rĂ©alisĂ©es, il faut 2 380 heures aux administrations locales pour remplir une seule demanderĂ©fĂ©rence 5, Ă  un taux horaire de 37,54 $rĂ©fĂ©rence 6. TC est d’avis qu’il faudra, en moyenne, 80 heures Ă  un agent de la sĂ©curitĂ© nautique (classification GT-04), Ă  un taux horaire de 50,33 $, et 45 heures Ă  un agent de programme (classification PM-05), Ă  un taux horaire de 61,42 $rĂ©fĂ©rence 7, pour effectuer l’examen et le traitement d’une demande.

Les administrations locales devraient donc assumer des coĂ»ts totaux de 0,98 M$ pour la prĂ©paration et le dĂ©pĂ´t des demandes supplĂ©mentaires, et TC devrait assumer des coĂ»ts totaux de 74,66 milliers de dollars (k$) pour l’examen et le traitement de ces demandes. Les coĂ»ts totaux s’élèveraient donc Ă  1,06 M$ de 2024 Ă  2033.

Dans le scénario de référence, plusieurs administrations locales qui ont voulu imposer une puissance motrice maximale sur leurs plans d’eau qui ne constituent pas des eaux de parcs publics et des étendues d’eau à accès contrôlé devraient demander une autre forme de restriction afin de résoudre les problèmes. Cette modification pourrait entraîner une diminution du nombre de demandes déposées à l’égard d’autres annexes. TC n’est toutefois pas en mesure de déterminer les répercussions exactes de la modification sur les autres annexesréférence 8.

Restrictions relatives au surf sur le sillageréférence 9

Une nouvelle annexe, visant le surf sur le sillage, entre en vigueur avec le Règlement proposĂ©. Il permet Ă  une administration locale de prĂ©senter une demande d’interdiction d’utiliser un bâtiment Ă  propulsion mĂ©canique ou Ă©lectrique pour permettre Ă  une personne de surfer sur son sillage, sauf aux heures autorisĂ©es. Trois restrictions sont entrĂ©es en vigueur au cours des 10 dernières annĂ©es (2012 Ă  2022) pour interdire de tirer une personne ou de permettre Ă  une personne de surfer sur le sillage d’un bâtiment au titre de l’annexe 7. Cette modification devrait donner lieu Ă  une hausse des demandes. Selon des experts en la matière de TC, trois nouvelles demandes seraient dĂ©posĂ©es par annĂ©e auprès du Ministère par des administrations locales, par rapport au nombre actuel, de 2025 Ă  2027. Par la suite, on estime qu’une seule nouvelle demande par annĂ©e serait dĂ©posĂ©e lors des annĂ©es subsĂ©quentes (de 2028 Ă  2033).

Selon les mĂŞmes estimations que celles fournies pour les puissances motrices maximales quant au temps consacrĂ© aux demandes et aux salaires, les administrations locales devraient assumer des coĂ»ts totaux de 0,98 M$ pour la prĂ©paration et le dĂ©pĂ´t des demandes supplĂ©mentaires, et TC devrait assumer des coĂ»ts totaux de 74,66 k$ pour l’examen et l’approbation des demandes. Les coĂ»ts totaux s’élèveraient donc Ă  1,06 M$ de 2024 Ă  2033.

De plus, les pancartes utilisĂ©es au titre de l’annexe 7 ne sont pas suffisantes pour la nouvelle restriction relative au surf sur le sillage prĂ©vu Ă  l’annexe 7.1. Par consĂ©quent, environ 93 administrations locales imposant dĂ©jĂ  une restriction au titre de l’annexe 7 devront se procurer des pancartes pour indiquer l’interdiction de surfer sur le sillage d’un bâtiment sur leurs plans d’eau au titre de la nouvelle annexe 7.1. Selon des experts en la matière de TC, le coĂ»t des nouvelles pancartes s’élèverait Ă  environ 1 000 $ (valeur non actualisĂ©e) par administration locale au cours de la première annĂ©e (2024), ce qui reprĂ©sente un coĂ»t total de 86,92 k$ en 2024. Les administrations locales devront Ă©galement assumer des coĂ»ts pour l’entretien des nouvelles pancartes. Selon des experts en la matière de TC, ces coĂ»ts sont estimĂ©s Ă  50 $ par annĂ©e (valeur non actualisĂ©e par administration), pour des coĂ»ts totaux d’entretien de 32,66 k$.

Nouvelles restrictions

Les administrations locales ayant demandĂ© les 21 nouvelles restrictions dans le havre Big Tub (Ontario), sur la rivière Richelieu (QuĂ©bec), sur la rivière Saint-Maurice (QuĂ©bec), sur le lac Duhamel (QuĂ©bec), dans le chenal Pinawa et sur la rivière Lee (Manitoba) ont des coĂ»ts Ă  assumer, Ă©tant donnĂ© qu’elles sont responsables de la signalisation et de la sensibilisation du public au sujet des nouvelles restrictions. Des coĂ»ts uniques d’installation de la signalisation s’imposent pour chacun des plans d’eau au cours de 2024, avec la mise en Ĺ“uvre des restrictions, et des coĂ»ts d’entretien rĂ©gulier des pancartes, des bouĂ©es et d’autres infrastructures semblables s’imposeraient au cours des annĂ©es subsĂ©quentes. Alors que les administrations locales connaĂ®traient une lĂ©gère hausse de leurs responsabilitĂ©s en matière d’application des nouvelles restrictions, cela ne se traduit pas nĂ©cessairement par une forte hausse du niveau d’effort requis pour s’en acquitter. Ces efforts d’application supplĂ©mentaires seront absorbĂ©s par les ressources existantes pour cinq des six administrations locales. L’administration locale de la rivière Saint-Maurice serait la seule Ă  devoir assumer des coĂ»ts pour une prĂ©sence policière supplĂ©mentaire.

Le coĂ»t total pour les six administrations locales pour les 21 nouvelles restrictions est estimĂ© Ă  724,99 k$. Les coĂ»ts prĂ©sentĂ©s ci-dessous ont Ă©tĂ© fournis directement par les administrations locales. Les coĂ»ts par administration varient.

Havre Big Tub (Ontario)

Les restrictions pour le havre Big Tub donnent lieu Ă  l’achat et Ă  l’installation de bouĂ©es supplĂ©mentaires par l’administration locale. Cette dernière s’attend Ă  faire l’achat et l’installation de deux nouvelles bouĂ©es pour marquer la zone visĂ©e par l’annexe 6 Ă  un coĂ»t de 2 400 $ (valeur non actualisĂ©e) en 2024. Les bouĂ©es marquant la zone visĂ©e par l’actuelle annexe 1 sont en bon Ă©tat et peuvent ĂŞtre dĂ©placĂ©es pour marquer les nouvelles limites de l’annexe 1 indiquĂ©es dans la restriction. Par consĂ©quent, l’administration locale ne devrait acheter aucune nouvelle bouĂ©e pour marquer les nouvelles limites de l’annexe 1.

L’administration locale assume Ă©galement les coĂ»ts d’entretien associĂ©s Ă  l’achat des deux nouvelles bouĂ©es pour la zone visĂ©e par l’annexe 6. Selon l’administration locale, les coĂ»ts totaux d’entretien s’élèveraient Ă  5 092 $rĂ©fĂ©rence 10 de 2024 Ă  2033. Aucun coĂ»t d’entretien supplĂ©mentaire n’est calculĂ© pour l’annexe 1 Ă©tant donnĂ© que les bouĂ©es existent dĂ©jĂ  et sont entretenues par l’administration locale.

Par consĂ©quent, l’administration locale du havre Big Tub devrait assumer des coĂ»ts totaux de 7 335 $ de 2024 Ă  2033.

Rivière Richelieu (QuĂ©bec)

En raison des restrictions sur la rivière Richelieu, les administrations locales doivent assumer des coĂ»ts pour l’achat et l’installation de bouĂ©es et de pancartes de signalisation terrestres ainsi que les coĂ»ts d’entretien qui en dĂ©coulent. Selon elles, les administrations locales devraient faire l’acquisition de 40 nouvelles bouĂ©es Ă  un coĂ»t total de 29,91 k$, moyennant des coĂ»ts d’installation de 200 k$ (valeur non actualisĂ©e), en 2024. Les administrations locales devraient Ă©galement acheter 150 nouvelles pancartes de signalisation terrestres Ă  un coĂ»t total de 15 k$ (valeur non actualisĂ©e), moyennant des coĂ»ts d’installation de 15 k$ (valeur non actualisĂ©e), en 2024.

Elles devraient en outre assumer les coĂ»ts d’entretien des nouvelles bouĂ©es et des nouvelles pancartes de signalisation terrestre. Selon les administrations locales, les coĂ»ts d’entretien totaux s’élèveraient Ă  140,47 k$rĂ©fĂ©rence 11 de 2024 Ă  2033.

Par consĂ©quent, les coĂ»ts totaux estimĂ©s pour les administrations locales de la rivière Richelieu seraient de 385,33 k$ de 2024 Ă  2033.

Rivière Saint-Maurice (Québec)

Les restrictions sur la rivière Saint-Maurice engendrent des coĂ»ts pour l’administration locale relativement Ă  l’achat et Ă  l’entretien de bouĂ©es, Ă  la hausse de la prĂ©sence policière et Ă  la mise en Ĺ“uvre d’un plan de communication. Selon elle, l’administration locale devrait faire l’acquisition de nouvelles bouĂ©es Ă  un coĂ»t de 20 k$ (valeur non actualisĂ©e) en 2024 et assumer les coĂ»ts d’entretien connexes, qui s’élèvent Ă  35,12 k$rĂ©fĂ©rence 12, de 2024 Ă  2033.

De plus, l’administration locale devrait assumer des coĂ»ts de 20 k$ (valeur non actualisĂ©e) en 2024 pour l’établissement et la mise en Ĺ“uvre d’un plan de communication ainsi que des coĂ»ts de 65,61 k$rĂ©fĂ©rence 13 de 2024 Ă  2026 pour la prĂ©sence policière.

Par consĂ©quent, les coĂ»ts totaux estimĂ©s pour l’administration locale de la rivière Saint-Maurice seraient de 138,1 k$ de 2024 Ă  2033.

Lac Duhamel (QuĂ©bec)

Les restrictions sur le lac Duhamel engendrent des coĂ»ts pour l’achat et l’installation de bouĂ©es ainsi que des coĂ»ts pour la production de brochures explicatives. Selon elle, l’administration locale devrait faire l’achat de 10 nouvelles bouĂ©es Ă  un coĂ»t de 12 250 $ (valeur non actualisĂ©e), moyennant des coĂ»ts d’installation de 1 500 $ (valeur non actualisĂ©e), en 2024. L’administration locale devrait Ă©galement assumer des coĂ»ts pour les pancartes et pour l’impression de brochures explicatives Ă  un coĂ»t de 2 000 $ (valeur non actualisĂ©e) en 2024. En plus de ces coĂ»ts, l’administration locale a Ă©galement prĂ©vu une marge de 5 % pour les imprĂ©vus (787 $, valeur non actualisĂ©e).

Elle devrait assumer les coûts d’entretien découlant de l’achat des nouvelles bouées et des pancartes de signalisation terrestres. L’administration locale estime les coûts d’entretien à 17,56 k$référence 14 de 2024 à 2033.

Par consĂ©quent, les coĂ»ts totaux estimĂ©s pour l’administration locale responsable du lac Duhamel seraient de 33.01 k$ de 2024 Ă  2033.

Chenal Pinawa et rivière Lee (Manitoba)

Selon l’administration locale, les restrictions pour le chenal Pinawa et la rivière Lee entraînent des coûts engagés par l’administration locale pour l’affichage et les coûts de maintenance associés, les documents promotionnels et la sensibilisation du public à propos de l’existence de nouvelles restrictions au moyen d’une campagne d’éducation. Selon l’administration locale, l’affichage devrait coûter environ 71,1 k$ (valeur non actualisée) et ce montant serait engagé en 2024. De plus, les coûts de maintenance pour l’affichage devraient totaliser 17,32 k$référence 15 et seraient engagés en 2027 et 2030.

De plus, l’administration locale devrait engager des coûts pour de la publicité et des documents promotionnels sur la sécurité nautique. Selon l’administration locale, la publicité et les documents promotionnels engageraient un coût de 69,53 k$référence 16 entre 2024 et 2033.

L’administration locale engagerait aussi des coĂ»ts associĂ©s Ă  la campagne d’éducation pour sensibiliser le public Ă  propos de l’existence de nouvelles restrictions. Selon l’administration locale, il faudrait trois membres du personnel, Ă  un taux horaire de 37,50 $, pendant 10 heures chacun par annĂ©e, pour mettre en Ĺ“uvre, exĂ©cuter et maintenir la campagne d’éducation qui travaillerait conjointement avec le Règlement. Le coĂ»t total serait de 7 902 $ de 2024 Ă  2033.

Par consĂ©quent, l’administration locale pour le chenal Pinawa et la rivière Lee engagerait un coĂ»t total de 161,2 k$ entre 2024 et 2033.

Pouvoir de désignation

Le Règlement confère le pouvoir de dĂ©signation aux agents de l’autoritĂ© du port employĂ©s par l’Administration portuaire de Windsor. Cela oblige les agents de l’autoritĂ© du port Ă  suivre une formation de TC et oblige TC Ă  mettre Ă  jour ses documents de formation existants. Selon les experts en la matière Ă  TC, il faudra cinq heures Ă  un agent de la sĂ©curitĂ© nautique (classification GT-04), Ă  un taux horaire de 50.33 $, pour mettre Ă  jour les documents de formation de TC. Cela entraĂ®nera un coĂ»t de 235,2 $ pour TC au cours de la première annĂ©e (2024).

Il faudra un jour ouvrable (7,5 heures) Ă  chacun des trois agents de l’autoritĂ© du port pour effectuer la formation de TC en 2024, Ă  un taux horaire de 93,05 $rĂ©fĂ©rence 17. Parallèlement, il faudra un jour ouvrable (7,5 heures) pour un agent de la sĂ©curitĂ© nautique (classification GT-04), Ă  un taux horaire de 50,33 $, pour administrer la formation au cours de la première annĂ©e (2024). Cela entraĂ®nera un coĂ»t de 1 957 $ afin que les agents de l’autoritĂ© du port puissent suivre la formation et 352,8 $ pour que TC puisse administrer la formation en 2024.

Par consĂ©quent, TC engagera un coĂ»t estimĂ© de 588 $ pour mettre Ă  jour et administrer la formation et l’Administration portuaire de Windsor engagera un coĂ»t de 1 957 $ pour que les agents effectuent la formation, pour un total de 2 545 $ en 2024. De plus, l’octroi d’un pouvoir de dĂ©signation entraĂ®nera une lĂ©gère augmentation des responsabilitĂ©s d’exĂ©cution des agents de l’autoritĂ© du port; toutefois, l’augmentation des responsabilitĂ©s n’est pas considĂ©rĂ©e comme importante et sera gĂ©rĂ©e avec le personnel existant.

Coûts qualitatifs

Coûts pour les entreprises locales

Pour la rivière Richelieu, le lac Duhamel, le chenal Pinawa et la rivière Lee, les restrictions sur les activitĂ©s de remorquage pourraient entraĂ®ner des rĂ©percussions sur les entreprises locales qui fournissent ce service. Toutefois, seulement trois plans d’eaux interdisent les activitĂ©s de remorquage en tout temps — une partie de la rivière Richelieu, la rivière Lee et sur le lac Duhamel en entier. Les entreprises locales touchĂ©es près du lac Duhamel devraient subir des rĂ©percussions mineures puisque le lac Tremblant est Ă  proximitĂ© et plus appropriĂ© pour les activitĂ©s de remorquage. Les activitĂ©s de remorquage devraient Ă©galement se poursuivre sur les plans d’eau Ă  proximitĂ© des entreprises touchĂ©es par les restrictions du chenal Pinawa et de la rivière Lee. De plus, pour les restrictions sur la rivière Richelieu, il est prĂ©vu que les pertes subies en raison de la diminution d’occasions pour les amateurs de sports nautiques (sports de remorquage) seraient largement compensĂ©es par une augmentation des embarcations Ă  propulsion humaine ou des petites embarcations motorisĂ©es (par exemple canots, kayaks, bateaux de pĂŞche).

Coûts pour les usagers des plans d’eau

Certains usagers des six plans d’eau pourraient subir des rĂ©percussions nĂ©gatives par le Règlement. Les plaisanciers du havre Big Tug, par exemple, renonceront Ă  la possibilitĂ© d’exploiter des bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique et Ă©lectrique au-dessus de 10 km/h.

Les plaisanciers de la rivière Richelieu renonceront Ă  la possibilitĂ© d’exploiter des bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique et Ă©lectrique sur des segments prĂ©cis de la rivière, puisqu’ils ne pourront pas exploiter ce type de bâtiments au-dessus de 10 km/h dans quatre segments prĂ©cis de la rivière et de 50 km/h pour le reste d’un segment de 20 km de la rivière Richelieu. De plus, ils ne pourront pas participer Ă  des activitĂ©s de remorquage et de surf sur le sillage en tout temps sur les segments prĂ©cisĂ©s Ă  10 km/h et lors des heures de fin de semaine prĂ©cisĂ©es sur un segment spĂ©cifiĂ©.

Les plaisanciers de la rivière Saint-Maurice devront respecter des limites de vitesse de 5 km/h et de 10 km/h dans trois segments spĂ©cifiĂ©s lorsqu’ils utilisent de bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique et Ă©lectrique.

Les plaisanciers du lac Duhamel devront Ă©galement respecter les limites de vitesse de 10 km/h Ă  60 m ou moins de la rive et de 30 km/h pour le reste du lac Duhamel lorsqu’ils utilisent des bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique et Ă©lectrique. Les plaisanciers du lac Duhamel renonceront aussi Ă  la possibilitĂ© de participer Ă  des activitĂ©s de remorquage et de surf sur le sillage sur ce plan d’eau.

Les plaisanciers du chenal Pinawa et de la rivière Lee ne pourront plus participer Ă  des activitĂ©s de remorquage et de surf sur le sillage Ă  100 m ou moins de la rive pour un segment prĂ©cis de la rivière Lee et selon des heures prĂ©cises les samedis et dimanches sur un segment prĂ©cis du chenal Pinawa. Les plaisanciers feront aussi l’objet d’une interdiction de surf sur le sillage en tout temps sur un segment prĂ©cis de la rivière Lee et un segment prĂ©cis du chenal Pinawa.

De plus, une annexe distincte qui cible le surf sur le sillage permettra aux administrations locales de demander une interdiction d’exploiter un bâtiment à propulsion mécanique ou électrique dans le but de permettre à une personne de faire du surf sur le sillage, sauf lors des périodes autorisées. On s’attend à ce que l’introduction de la nouvelle annexe augmente le nombre d’administrations locales demandant ce type de restriction. Par conséquent, davantage de plaisanciers ne pourront plus participer à des activités de surf sur le sillage si un nombre plus élevé d’administrations locales demandent ce type de restriction.

Par conséquent, certains de ces plaisanciers subiraient une perte de loisirs puisqu’ils ne pourront plus exploiter leurs bateaux au-delà des nouvelles restrictions; toutefois, cela n’a pas été monétisé en raison du manque de données.

Avantages

Le Règlement devrait améliorer la sécurité générale des usagers des voies navigables, éviter les répercussions environnementales négatives et s’aligner avec l’intérêt public. Le total des avantages associé au Règlement n’a pas pu être monétisé ou quantifié; toutefois, une analyse qualitative des avantages détaillée est fournie ci-après.

La nouvelle annexe 7.1 entraĂ®nera des restrictions qui ciblent uniquement le surf sur le sillage, et non pas toutes les activitĂ©s de remorquage (qui n’ont pas Ă©tĂ© identifiĂ©es comme un problème). Cela pourrait entraĂ®ner une augmentation des loisirs pour les plaisanciers. Par exemple, TC a entendu de la part des intervenants que dans certaines circonstances, le sillage produit pour l’activitĂ© de surf sur le sillage peut ĂŞtre dangereux pour d’autres activitĂ©s rĂ©crĂ©atives (par exemple ski nautique) ou pour l’utilisation de petits bâtiments ou de bâtiments Ă  propulsion humaine (par exemple kayak, canot). La restriction ciblant le surf sur le sillage fournirait un environnement plus sĂ©curitaire pour l’utilisation polyvalente des plans d’eau.

Nouvelles demandes de restriction

L’un des principaux objectifs de l’introduction de restriction sur le lac Duhamel dans la province de Québec et sur le chenal Pinawa et la rivière Lee au Manitoba est de créer une voie navigable plus sécuritaire en retirant les répercussions environnementales négatives découlant des activités de surf sur le sillage, des activités de remorquage lors des heures de pointe et de l’utilisation des bâtiments survenant trop près des rives. Plus précisément, le lac Duhamel a fait face à des problèmes de sécurité en raison de la vitesse des bateaux ainsi qu’aux vagues qu’ils génèrent (dangereux de nager et sécurité compromise pour les pontons et les petits bateaux), des problèmes environnementaux (érosion des berges, disparition des plages, propagation du myriophylle à épi et remise en suspension des sédiments liés à la navigation et à la production de vagues) et des problèmes d’intérêt public (bris des quais ou d’infrastructures, telles que les prises d’eau ou les bateaux amarrés).

Le Règlement fournira aussi un avantage en protégeant les rives de l’érosion causée par le fort sillage, en particulier le long de l’étroit chenal Pinawa et de la section étroite de la rivière Lee. L’utilisation continue des bateaux à sillage, surtout sur le chenal Pinawa et la section étroite de la rivière Lee, a contribué à l’accélération de l’érosion de la rive, à causer des dommages aux biens personnels, à submerger des bateaux d’autres plaisanciers et à créer une préoccupation croissante pour la sécurité le long des voies navigables.

En ce qui a trait aux restrictions pour le havre Big Tug dans la province de l’Ontario, les avantages seront axés sur la réduction du nombre de conflits entre les usagers, l’accès sécuritaire pour les bâtiments commerciaux à des heures désignées et les limites pouvant être fixées afin de trouver l’équilibre entre les intérêts des résidents adjacents et les utilisateurs du secteur du RRVUB.

De plus, l’avantage des restrictions sur la rivière Richelieu dans la province de Québec portera sur la sécurité nautique pour tous les utilisateurs. La mise en place d’une limite de vitesse maximale permettra d’équilibrer le droit de naviguer et de profiter des activités nautiques récréatives par l’utilisation d’embarcations motorisées dans des zones spécifiques. La rivière Richelieu accueille des niveaux de trafic élevés, est très étroite et peu profonde par endroits, et le volume de circulation des bateaux, la vitesse, le bruit et le sillage causent des problèmes de sécurité nautique, de sécurité sur les quais privés (risque de chute) et de nuisance pour les riverains. Ces restrictions offrent une gestion améliorée qui devrait permettre d’harmoniser les diverses activités nautiques sur ces plans d’eau d’une manière sûre et respectueuse. En outre, les restrictions permettraient d’améliorer la qualité de l’eau et l’érosion des berges. Les restrictions pour la rivière Saint-Maurice et le lac Duhamel, au Québec, présentent des avantages similaires.

Enfin, on s’attend à ce que la réduction de la vitesse et les limitations dans les zones de navigation aient des effets bénéfiques sur l’environnement, comme la diminution de la perturbation des sédiments, ce qui améliorera la qualité de l’eau. En outre, une vitesse réduite équivaut à des sillages plus petits et plus lents dus à l’activité des navires. Les avantages pour l’environnement ne se limitent pas à la réduction de la dégradation et de l’érosion du littoral, mais ils protégeraient également les propriétés et les infrastructures situées le long du littoral. Cela permettra d’éviter la dévaluation des propriétés en réduisant les dommages physiques et le vieillissement avancé des plans d’eauréférence 18 et de leur littoral. De plus, les informations communiquées par les administrations locales indiquent que les 21 nouvelles restrictions rendront les eaux plus sûres. Les lacs et les rivières du Canada diffèrent de par leur taille, leur profondeur et leurs caractéristiques démographiques. Les restrictions visent des plans d’eau ou des parties de plans d’eau où des problèmes ont été soulevés, tels que les zones à forte circulation où la vitesse peut poser un problème de sécurité, les parties étroites où les risques de collision sont plus élevés et les perturbations créées par les activités de surf sur le sillage qui peuvent avoir un impact sur l’utilisation en toute sécurité de bateaux plus petits.

Exigences techniques en matière de signalisation

La suppression des articles 8 et 9 du RRVUB et l’incorporation par renvoi des lignes directrices sur la signalisation dans une publication existante de TC amĂ©lioreront la sĂ©curitĂ© de la navigation en garantissant que les modifications apportĂ©es aux exigences techniques en matière de signalisation puissent ĂŞtre diffusĂ©es plus rapidement aux administrations responsables de l’affichage de cette signalisation sur leurs plans d’eau et s’assurer que ces restrictions nouvelles ou modifiĂ©es soient clairement communiquĂ©es Ă  la communautĂ© nautique locale.

Pouvoir de désignation

La désignation des agents de l’autorité du port employés par l’Administration portuaire de Windsor en tant qu’agents de l’autorité en vertu du RRVUB sera bénéfique pour les opérations d’application de la loi de la Ville et entraînerait une meilleure surveillance des zones réglementées dans les limites de l’Administration portuaire de Windsor, garantissant ainsi une navigation sûre pendant la saison de navigation.

Corrections administratives

L’objectif des corrections des coordonnées géographiques est de garantir que les informations les plus fiables et les plus récentes figurent dans le RRVUB. La correction des coordonnées géographiques énumérées dans les annexes du RRVUB peut présenter des avantages marginaux en matière de sécurité. Ces corrections permettront aux utilisateurs des plans d’eau de connaître les emplacements exacts touchés par les restrictions et d’agir en conséquence dans ces zones afin d’assurer la sécurité et la protection de tous les utilisateurs, de l’environnement et de l’intérêt public. Il y aura des économies minimes pour les administrations et les organismes chargés de l’application des lois concernés grâce à la réduction du nombre d’appels de conformité concernant la confusion dans les identificateurs de localisation géographique.

Énoncé des coûts et avantages
Tableau 2 : CoĂ»ts monĂ©tairesrĂ©fĂ©rence 19
Intervenant concerné Description du coût 2023 2024 Moyenne annuelle (2025-2032) 2033 Total
(valeur actuelle)
Valeur annualisée
Administrations locales PrĂ©parer et soumettre les demandes concernant le paragraphe 2(4) 0 $ 0 $ 117 100 $ 45 416 $ 982 219 $ 139 846 $
PrĂ©parer et soumettre les demandes concernant le surf sur le sillage 0 $ 0 $ 117 100 $ 45 416 $ 982 219 $ 139 846 $
Nouvelle signalisation concernant l’annexe 7.1 0 $ 91 262 $ 3 244 $ 2 364 $ 119 576 $ 17 025 $
Restrictions concernant le havre Big Tub 0 $ 2 921 $ 506 $ 369 $ 7 335 $ 1 044 $
Restrictions concernant la rivière Richelieu 0 $ 263 551 $ 13 952 $ 10 167 $ 385 331 $ 54 863 $
Restrictions concernant la rivière Saint-Maurice 0 $ 65 421 $ 8 768 $ 2 542 $ 138 109 $ 19 664 $
Restrictions concernant le lac Duhamel 0 $ 17 792 $ 1 744 $ 1 271 $ 33 014 $ 4 700 $
Restrictions concernant le chenal Pinawa et la rivière Lee 0 $ 76 752 $ 9 856 $ 5 605 $ 161 204 $ 22 952 $
Sous-Total (Administrations locales) 0 $ 517 698 $ 272 270 $ 113 148 $ 2 809 008 $ 399 940 $
Administration portuaire Terminer la formation de TC 0 $ 1 957 $ 0 $ 0 $ 1 957 $ 279 $
Transports Canada Mettre Ă  jour la formation de TC 0 $ 235 $ 0 $ 0 $ 235 $ 33 $
Administrer la formation de TC 0 $ 353 $ 0 $ 0 $ 353 $ 50 $
Examiner et approuver les demandes concernant le paragraphe 2(4) 0 $ 0 $ 8 901 $ 3 452 $ 74 657 $ 10 630 $
Examiner et approuver les demandes concernant le surf sur le sillage 0 $ 0 $ 8 901 $ 3 452 $ 74 657 $ 10 630 $
Sous-Total (Transports Canada) 0 $ 588 $ 17 801 $ 6 904 $ 149 902 $ 21 343 $
Tous les intervenants CoĂ»ts totaux 0 $ 514 557 $ 290 072 $ 120 052 $ 2 955 182 $ 420 751 $
Incidences qualitatives
Incidences positives
Incidences négatives

Lentille des petites entreprises

Une analyse menĂ©e du point de vue des petites entreprises a permis de conclure que le Règlement entraĂ®nera des rĂ©percussions sur les petites entreprises. Comme indiquĂ© prĂ©cĂ©demment (pour plus de dĂ©tails voir CoĂ»ts — CoĂ»ts pour les entreprises locales), des restrictions sur les activitĂ©s de traction dans trois plans d’eau pourraient entraĂ®ner des rĂ©percussions pour les petites entreprises locales, comme les concessionnaires de bateaux et les entreprises qui offrent des services de location pour le surf sur le sillage. Toutefois, on s’attend Ă  ce que les rĂ©percussions sur ces petites entreprises soient minimes. Ils seraient attĂ©nuĂ©s par le dĂ©placement des activitĂ©s nautiques de traction sur une autre voie navigable Ă  proximitĂ© ou par l’augmentation des ventes de bâtiments Ă  propulsion humaine ou de petites embarcations motorisĂ©es.

Aucun assouplissement n’est prévu pour atténuer les répercussions du Règlement sur les petites entreprises. Le Règlement, qui s’applique également à toutes les entreprises touchées, améliorera la sécurité et atténuera les répercussions environnementales en traitant les questions ciblées par les administrations locales.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car le Règlement n’entraĂ®ne pas de changement supplĂ©mentaire de la charge administrative pour les entreprises.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le Règlement n’est pas lié à un plan de travail ou à un engagement dans le cadre d’un forum formel de coopération réglementaire. Les administrations locales sont responsables de l’application de la réglementation. Lors du dépôt d’une demande de nouvelle restriction en vertu du RRVUB, les administrations locales doivent accepter d’appliquer et d’être responsables des nouvelles restrictions dans leur juridiction.

Évaluation environnementale stratégique

ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, et Ă  l’ÉnoncĂ© de politique sur l’évaluation environnementale stratĂ©gique (2013) de TC, le processus d’évaluation environnementale stratĂ©gique (EES) a Ă©tĂ© suivi pour ces modifications et une Ă©valuation du transport durable a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. En gĂ©nĂ©ral, aucun effet environnemental important n’est prĂ©vu Ă  la suite de ces changements. Il convient de noter que les nouvelles restrictions imposĂ©es au surf sur le sillage ne devraient avoir qu’un effet marginal sur la rĂ©duction de l’érosion du littoral. L’évaluation a pris en compte les effets potentiels sur les objectifs environnementaux de la StratĂ©gie fĂ©dĂ©rale de dĂ©veloppement durable (SFDD).

Analyse comparative entre les sexes plus

En raison du manque de données sur les utilisateurs de plans d’eau à travers le pays, une évaluation qualitative des caractéristiques de genre, démographique et régionale était la seule option possible pour l’analyse. À tout moment, les caractéristiques démographiques des utilisateurs de plans d’eau peuvent varier de manière significative.

Sur la base de données non officielles et d’une hypothèse générale, la restriction du surf sur le sillage devrait avoir un impact différentiel et disproportionné sur les utilisateurs des plans d’eau en fonction de l’âge, en particulier sur les jeunes qui sont reconnus comme le segment de la population qui participe en plus grand nombre aux activités de surf sur le sillage. La restriction entraînera spécifiquement une perte de possibilités de loisirs pour les surfeurs sur le sillage sur des sections de plans d’eau ou des plans d’eau entiers, et dans certaines circonstances à des moments de la journée où le surf sur le sillage est autorisé.

Les modifications devraient également fournir une plus grande clarté et une plus grande certitude quant aux droits des Autochtones dans les zones où des restrictions interdisent tout type ou certains types de bâtiments, ce qui devrait avoir un impact positif pour les peuples autochtones.

Les autres modifications en termes d’interdiction d’accès à certains plans d’eau, de limitation de vitesse ou d’interdiction de types de bâtiments ne devraient pas avoir d’autres impacts différentiels sur la base de facteurs identitaires, tels que le sexe, le genre, la sexualité, la race, la religion, etc. De même que le Code de la route s’applique à tous les individus conduisant un véhicule ou utilisant une route, ces restrictions, et leur application, s’appliquent à tous les utilisateurs d’un plan d’eau soumis à des restrictions de navigation.

Avant de soumettre des demandes de restrictions, les administrations locales tentent d’autres types de mesures d’atténuation. Les administrations locales déterminent également comment équilibrer les activités autorisées sur les plans d’eau locaux par rapport à la prise en compte de nombreux facteurs, notamment les risques pour la sécurité et l’environnement et le plaisir général des utilisateurs.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de services

Le Règlement entre en vigueur le jour de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Les administrations locales du Manitoba, de l’Ontario et du QuĂ©bec qui ont demandĂ© des restrictions seront informĂ©es, par les responsables du Bureau rĂ©gional de la sĂ©curitĂ© nautique via un appel au responsable de la demande de restriction, de l’entrĂ©e en vigueur du Règlement une fois qu’il sera publiĂ© et de leurs responsabilitĂ©s en tant qu’administrations locales qui administrent maintenant des restrictions sur les plans d’eau relevant de leur compĂ©tence. Ces responsabilitĂ©s comprennent :

Les questions relatives à la navigation et au transport maritime relèvent de la compétence du gouvernement fédéral, et la logique qui sous-tend le RRVUB est celle d’un partenariat entre les gouvernements fédéral, provinciaux et locaux. Dans le cadre d’un programme existant, les fonctionnaires régionaux de TC organisent des séances d’information sur la réglementation et apportent d’autres formes de soutien aux organismes locaux chargés de l’application de la réglementation.

En prĂ©vision du Règlement, TC, par l’intermĂ©diaire des responsables rĂ©gionaux du Bureau de la sĂ©curitĂ© nautique, offrira une formation aux futurs agents de l’autoritĂ© dĂ©signĂ©s qui seront autorisĂ©s Ă  appliquer le RRVUB. Les responsables rĂ©gionaux du Bureau de la sĂ©curitĂ© nautique sont disponibles pour fournir une formation ou un soutien supplĂ©mentaire, le cas Ă©chĂ©ant. Les agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application du Règlement disposent d’un Ă©ventail d’outils et de la latitude nĂ©cessaire pour appliquer un outil appropriĂ© Ă  une infraction particulière. Ces outils comprennent, entre autres, la fourniture d’informations Ă©ducatives, la sensibilisation Ă  la sĂ©curitĂ© nautique, la possibilitĂ© d’émettre un ou plusieurs avertissements et, le cas Ă©chĂ©ant, l’émission de contraventions assortis d’amendes. La dĂ©cision sur la manière de procĂ©der est laissĂ©e Ă  la seule apprĂ©ciation de l’agent de l’autoritĂ©. Le tableau de l’article 16 du RRVUB prĂ©sente les personnes ou les catĂ©gories de personnes qui sont nommĂ©es ou spĂ©cifiĂ©es en tant qu’agents de l’autoritĂ© en vertu du RRVUB et l’article 17 dĂ©taille les pouvoirs qui leur sont dĂ©lĂ©guĂ©s.

Ă€ l’avenir, toute modification des exigences en matière de signalisation impliquera la mise Ă  jour du Guide de signalisation [TP 15400F (PDF)], qui sera intĂ©grĂ© par renvoi dans le RRVUB. Les mises Ă  jour seront communiquĂ©es aux intervenants au moyen d’un avis par courriel envoyĂ© Ă  partir de la liste de distribution du Conseil consultatif maritime canadien de TC et des listes de distribution rĂ©gionales du Bureau de la sĂ©curitĂ© nautique. Le courriel comprendra une liste dĂ©taillĂ©e de tous les changements pertinents et un lien vers la publication sur les transports qui est disponible sans frais sur le site Web de TC. De plus, le site Web de TC inclura un NOUVEAU titre avec la date et les dĂ©tails de chaque modification en anglais et en français afin que les utilisateurs soient au courant de tout changement survenu depuis leur dernière visite sur le site Web. Toutes les modifications apportĂ©es au Guide de signalisation seront examinĂ©es et validĂ©es de manière appropriĂ©e pour s’assurer qu’elles restent conformes Ă  la LMMC 2001, et Ă  ses règlements. Le Guide demeurera disponible gratuitement pour les intervenants sur le site Web de TC en anglais et en français. TP 15400F est actuellement disponible dans un format accessible.

Le Règlement sur les contraventions, pris en vertu de la Loi sur les contraventions, fixe les montants des amendes prescrites pour les contraventions aux Règlements, y compris les règlements pris en vertu de la LMMC 2001. Une annexe au Règlement sur les contraventions fixe les montants spĂ©cifiques des contraventions, jusqu’à un maximum de 500 $. L’application de la loi se fait au moyen d’une condamnation sommaire ou d’une contravention en vertu de la Loi sur les contraventions. Bien que le Règlement supprime les restrictions de surf sur le sillage de l’annexe 7 et les Ă©nonce dans une nouvelle annexe, les contraventions pour infraction Ă  ces restrictions ne seront pas donnĂ©es avant l’entrĂ©e en vigueur des modifications corrĂ©latives au Règlement sur les contraventions. Des modifications au Règlement sur les contraventions sont prĂ©vues pour 2024.

Personne-ressource

Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments
Gestionnaire
Affaires législatives, réglementaires et internationales
Sécurité et sûreté maritimes
Transports Canada
Place de Ville, tour C
330, rue Sparks
Ottawa (Ontario)
K1A 0N5
Courriel : MSSRegulations-ReglementsSSM@tc.gc.ca